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Energie : L’Algérie s’appuie sur l’utilisation des hydrocarbures

Photo : Fouad S.

Une conférence nationale regroupant les ministères de l’Energie et des Mines et de l’Enseignent supérieur se tiendra aujourd’hui à Oran avec un ordre du jour qui s’articulera autour des énergies renouvelables.

La mise en œuvre de la stratégie sera examinée par les responsables des deux départements. Les chercheurs en la matière seront au rendez-vous d’autant plus que le gouvernement a exprimé la volonté de les impliquer dans cette perspective de développement des énergies renouvelables.

Selon le directeur général du centre des énergies renouvelable, Mayouf Benhamel, pas moins de 3000 chercheurs permanents seront mobilisés pour la réalisation de cette nouvelle stratégie qui vise à produire 22 000 mégawats à l’horizon 2020 dont 40% pour la consommation nationale et le reste sera destiné à l’exportation. Selon lui, ce programme est « très ambitieux » d’autant qu’il assurera la création de 200 000 emplois. La conférence sera donc une opportunité pour examiner la feuille de route tracée pour le développement des énergies renouvelable, laquelle comporte en tout 34 programmes nationaux.

L’objectif est, souligne le même directeur, qui était hier l’invité de la radio chaîne III, de « diversifier les ressources énergétiques et rationaliser leur utilisation de telle manière à réduire les coûts ». Eu égard aux fortes potentialités que recèle notre pays, le solaire sera, selon le même responsable, le plus privilégié. Le recours à l’installation des éoliens et des photovoltaïques ne sera pas négligé. « Il est envisagé d’examiner l’exploitation de toutes les sources énergétiques mobilisables », souligne l’invité de la radio avant d’ajouter qu’il est également important de « prendre les précautions nécessaires pour encourager les énergies les plus propres et les plus viables pour notre avenir ». L’utilisation du nucléaire n’est pas une solution idoine, selon lui. « Le Japon a essuyé un échec important malgré la maîtrise des technologies.

Il faudra maturer les risques du nucléaire qui sont parfois imprévisibles. Je pense qu’il faudra retarder l’utilisation du nucléaire, sinon renforcer les mesures de sécurité », a-t-il indiqué.Il ajoutera que « l’approche adoptée par l’Algérie pour le développement des énergies renouvelables se basera sur l’utilisation des hydrocarbures et le gaz naturel car ils polluent moins ». Il va sans dire que l’Algérie est à la phase de l’expérimentation des équipements d’où la nécessité d’intégration des chercheurs dans la mise en œuvre des programmes. Surtout qu’il est prévu la production de 500 à 1000 mégawats d’ici à 2015. « L’objectif du programme des énergies consiste en l’intégration de l’effort national, que ce soit dans le pilotage des installations des équipements ou dans le suivi des réalisations ».

Le partenariat diversifié et spécialisé avec des chercheurs qualifiés étrangers est également recommandé, note l’intervenant. Au sujet du projet Desertec, il a souligné que « l’Algérie qui est concernée et l’Allemagne qui est intéressée pourront envisager un partenariat gagnant-gagnant pour permettre au projet d’avancer ».

[via] Wassila Ould Hamouda, horizons-dz.com

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