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Oued El Harrach : « Le taux de mercure est 30 fois plus élevé que les normes tolérées », indique un expert japonais

Photo : Fouad S.

« Le taux de mercure à l’oued El Harrach est 30 fois plus élevé que les normes tolérées », a indiqué, hier, au centre de presse Echaâb, le Dr Mitsuo Yoshida, conseiller supérieur à l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA), une institution gouvernementale japonaise qui travaille avec les pays en voie de développement dont l’Algérie où le travail se fait en collaboration avec le ministère de l’Environnement et l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (ONEDD).

Selon l’expert japonais, l’Algérie est un pays chanceux car l’oued se déverse dans la Méditerranée qui dilue le mercure contrairement aux mers mortes. « Si ce produit devient organique à cause des bactéries, le problème deviendra beaucoup plus sérieux », a-t-il noté en indiquant que le travail technique, à Alger, a été entamé en 2005 et que rien n’a été fait depuis si ce n’est la promulgation, en 2007, de deux décrets qui ne se sont entrés en application de fait que cette année.

Il recommande de contrôler les pollueurs avant de passer aux autres mesures comme il propose de délocaliser Soa Chlore, l’unique usine algérienne produisant le chlore pour désinfecter l’eau potable et qui déverse ses déchets dans l’oued El Harrach comme une dizaine d’autres usines pollueuses dont la tannerie Semmache Ahmed. « A mon avis, c’est la solution la moins coûteuse », a-t-il dit. Le spécialiste en environnement recommande aussi de revoir la réglementation actuelle des eaux usées en vigueur depuis plus de dix ans.

« Le recyclage des déchets solides est une question clé qui sera débattue lors du cinquième séminaire algéro-japonais dans le domaine qui aura lieu à Alger les 19 et 20 du mois en cours », a annoncé le Dr Yoshida. A propos de la catastrophe nucléaire qui a touché son pays après le tremblement de terre du 11 mars et le tsunami qui s’en est suivi, il dira « en tant que citoyen japonais » qu’on a sous-estimé la force du tsunami et qu’on a misé que sur la force mécanique des réacteurs nucléaires.

Il a fait remarquer que rien ne peut être prévu à 100% tout en regrettant que la zone affectée ne sera plus cultivée pendant 30 ans. Le Dr Yoshida a, enfin, soulevé le problème des déchets nucléaires auxquels aucune solution n’a été trouvée à ce jour.

[via] Samira B., horizons-dz.com

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