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Journées euro-maghrébines de la communication

publicitaire : La presse algérienne face au marché de la publicité

Photo : Riad

« Les quotidiens, les annonceurs et la publicité » est l’un des thèmes débattus, hier, au cours des Journées euro-maghrébines de la communication publicitaire dans leur 5e édition.

Les éditeurs des quotidiens Liberté et la Tribune ont été invités à donner un éclairage sur ce sujet et évoquer les difficultés auxquelles fait face la presse nationale.

Le directeur de la publication de la Tribune M. Bachir-Chérif Hacene, qui a ouvert le débat, a fait un tour d’horizon de ce combat au quotidien des journaux pour se maintenir en place, notamment ceux qui ne bénéficient pas de publicité. Ce qui relève, selon lui, d’une grande responsabilité pour sauvegarder les postes d’emploi des journalistes et autres personnels assimilés. Ne mâchant pas ses mots, il a dénoncé le lobbying existant sur le marché de la publicité qu’il faut impérativement casser, selon lui, de même que les transferts illégaux d’argent par des multinationales installées en Algérie à la suite des réformes opérées, et ce, sans compter la mainmise sur ce marché où les pages de publicité sont attribuées de façon subjective.

Il faudrait, selon M. Bachir-Chérif , arriver à instaurer « une relation basée sur la dignité entre les médias et le marché publicitaire ». Ceci étant, après avoir évoqué cette réalité amère, le premier responsable de la Tribune n’a pas manqué d’afficher son optimisme de voir beaucoup de jeunes créer leur boîte de communication et investir dans le créneau de la publicité. A ceux-là, il lance un appel pour faire preuve d’imagination et être compétitifs pour obtenir des parts de ce marché.

Pour sa part, le directeur du quotidien Liberté est revenu sur les deux périodes ayant caractérisé la presse indépendante en Algérie ; la première allant de 1990 à 2000 était une véritable aventure intellectuelle et pour la deuxième, il fallait avoir une véritable gestion de l’entreprise. « Car, dira M. Abrous Outoudert, nous sommes obligés de suivre l’évolution dictée par l’environnement et les exigences du marché publicitaire. Aujourd’hui, ajoute-t-il, je ne gère plus un journal mais une entreprise ». Car, explique-t-il, seulement 40% des recettes du journal proviennent des ventes et les 60% restants sont le fait de la publicité. Pour mieux éclairer l’assistance, le directeur de Liberté explique que le journal est vendu à perte, puisque sur les 10 DA le prix d’un journal 7,20 DA vont à l’impression, 2 DA à la distribution et seuls 80 centimes reviennent à l’éditeur. D’ailleurs, l’idée d’augmenter le prix du journal à 15 DA a été évoquée depuis des années.

De ce débat, il en ressort qu’il est temps aujourd’hui de mettre de l’ordre dans le secteur de la publicité et de distribuer les marchés de façon équitable, de même que la professionnalisation de la presse s’impose à travers une formation de qualité notamment.

La deuxième et dernière journée de cette rencontre s’est poursuivie par la présentation de nombreuses autres conférences sur divers thèmes importants, à savoir « L’information du consommateur par le biais de l’étiquetage règlementaire » présenté par le directeur de la qualité et de la consommation au ministère du Commerce ; « Les enjeux de la télévision connectée » présenté par Pierre-Paul Vander Sande, chef international des opérations à France Télévisions. Ceci en plus de la conférence sur « Le digital : bouleversement de l’économie publicitaire, changements structurels et modification des comportements » et « Des nouvelles technologies pour les annonces publicitaires ».

[Via] Badiâa Amarni, latribune-online.com

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