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Grève à Air Algérie et jungle dans les transports : Les aveux de Amar Tou

« A quoi sert le ministre des Transports s’il ne règle pas les problèmes posés ?
« Mon silence était motivé par le souci de délégation des pouvoirs au directeur général d’Air Algérie ».

Expliquant son mutisme sur la grève d’Air Algérie qui a duré 4 jours, le ministre des Transports, Amar Tou, a soutenu que cette attitude « était motivée par le choix de laisser le nouveau directeur d’Air Algérie suivre les événements ». Il a ajouté qu’ il y a un responsable sur place qui doit régler les problèmes d’Air Algérie, et on n’a pas à s’ingérer dans ses prérogatives. « Sinon pourquoi désigne-t-on un responsable à la tête de l’entreprise, s’il ne peut pas régler les problèmes posés? », s’est interrogé en marge de la présentation du plan de communication de la Ratp El Djazaïr à Alger. Seulement voilà, les observateurs se posent exactement les mêmes questions au sujet du secteur des transports qui est loin d’être un modèle de gestion. « A quoi sert le ministre des Transports s’il ne règle pas les problèmes posés ? ».

En fait, un ministre sert à poser des questions ou à résoudre les problèmes ? Décidément, Amar Tou pose des questions. Plus encore, un des journalistes présents à la rencontre d’hier a défié ses confrères de pouvoir contacter un responsable de la communication au département de Amar Tou. « Il est pratiquement impossible de confirmer une information au ministère des transports. Et ce ne sont pas les dossiers ou les interrogations qui manquent dans le secteur où des scandales révélés par la justice sont légion ».

Par ailleurs, au sujet des pertes engendrées par la grève des travailleurs d’Air Algérie qui a duré 4 jours, Amar Tou a souligné qu’ « il faut attendre la transmission des rapports détaillés pour déterminer avec exactitude le montant des pertes engendrées par la grève ». La presse nationale a rapporté le montant de 32 millions de dinars de pertes engendrées par cette grève. S’agissant des revendications des salariés, le ministre a souligné que « la question de l’augmentation des salaires des travailleurs revient aux négociations qui ont étés engagées entre la direction d’Air Algérie et les représentants des travailleurs ».

Evoquant le volet des taxis collectifs qui commencent à diminuer graduellement ces derniers temps, tout en augmentant le nombre des taxis compteurs, Amar Tou a souligné que « les taxis collectifs devront disparaître avec le temps, tout en renforçant les mesures d’application des lois contre une bonne partie des taxis compteurs qui excellent dans le jumelage ». Toujours au sujet de la réorganisation des transports, le ministre des Transports, a indiqué hier, qu’un décret fixant les obligations et les devoirs des taxieurs a été élaboré par le ministère pour mettre de l’ordre dans ce segment du transport urbain désorganisé.

↪ En fait, il s’agit d’une véritable jungle dont les conséquences sont entièrement subies par les citoyens.

❏ d’une part, dans les rues d’Alger, pour ne prendre que le cas de cette ville, c’est le chauffeur de taxi qui commande et qui désigne la destination alors qu’en principe, cette « prérogative » revient exclusivement à l’usager.

❏ de l’autre, la qualité du service offert est loin d’être digne d’une capitale comme Alger.

Un autre texte est actuellement en préparation par le gouvernement pour réguler le secteur du transport en commun, notamment à travers la création d’autorités organisatrices du transport urbain. « Le ministère des Transports a préparé un projet de décret relatif à la création d’autorités organisatrices de transport urbain » a-t-il annoncé à la presse en marge de la présentation par la Ratp El Djazaïr du plan de communication en prévision de la mise en service prochaine du métro d’Alger. Ces autorités seront créées dans chaque ville et seront chargées de la régulation des moyens de transport urbain (bus et taxi), a expliqué M. Tou.

Le renforcement de la régulation de ce secteur a été rendue nécessaire par le besoin de mettre fin au désordre régnant, notamment dans la gestion des stations communales assurée actuellement par le syndicat des transporteurs privés, a-t-il dit en substance.

M. Tou a par ailleurs, souligné que l’Etat a préparé un plan qui va être mis en œuvre dans 3 ans pour imposer le remplacement de la flotte du transport urbain vétuste.

Selon lui, l’Etat a préféré reporter l’obligation d’imposer aux transporteurs le remplacement de leurs véhicules vétustes, le temps de mettre sur le marché des véhicules neufs fabriqués en Algérie.

Actuellement, « le remplacement de tous les bus et taxis vétustes va coûter des milliards et va profiter à l’industrie automobile étrangère », a-t-il dit

[via] Amar Chekar, lexpressiondz.com

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