Algérie-Education Nationale :
La commission ad hoc recevra aujourd’hui les syndicats

A deux jours de la tripartite, le ministère de l’Education nationale fait le forcing pour entamer, à nouveau le dialogue avec son partenaire social.
La commission ad hoc, regroupant les représentants des ministères de l’Education et des Finances et de la direction de la fonction publique devra rencontrer aujourd’hui au ministère de tutelle à El Mouradia, certaines formations syndicales dont le Cnapest. Les négociations s’articuleront autour de la plate-forme de revendications des enseignants.
Les discussions porteront durant tous le processus de négociations sur trois principaux axes, notamment le régime indemnitaire, les œuvres sociales et le budget du secteur. « En cas de non-satisfaction des revendications, nous opterons pour la grève illimitée à partir du 10 octobre prochain », a déclaré hier le chargé de communication du Cnapest, rappelant que la tenue prochaine du conseil national du Cnapest définira l’attitude à adopter.
Reçus à tour de rôle dans les délais fixés par la tutelle (de 30 à 45 jours), les syndicats du secteur estiment qu’il est temps de prendre les choses au sérieux, allusion faite aux précédentes sessions de négociations n’ayant donné aucun résultat concret sur le terrain. En témoignent d’ailleurs, les dossiers en suspens, n’ayant eu aucun écho favorable en dépit de l’insistance des partenaires sociaux et des grèves cycliques paralysant la quasi-totalité des établissements scolaires.
Premier à être reçu dimanche dernier au département de Benbouzid, le SNTE (syndicat national des travailleurs de l’éducation) juge le moment opportun pour donner aux travailleurs ce qui leur revient de droit, d’autant plus que le gouvernement s’est dit prêt à tenir compte et prendre en charge les doléances de la corporation. « En plus des failles enregistrées jusque-là, que nous devons corriger, nous avons achevé la plate-forme de revendication pour la soumettre à la tutelle avant la fin du mois de novembre », a souligné son secrétaire général, Boudjenah.
Il estime que les travailleurs du secteur sont lésés par rapport aux autres corporations. «Des primes spéciales à l’éducation, c’est ce dont ont besoin les enseignants pour être au niveau des autres corps de la fonction publique, à l’exemple de la prime de qualification et de la pédagogie», a-t-il souligné.
Les délégués du SNTE seront reçus, jeudi, au ministère de l’Education pour une autre session de discussions. Les représentants de la tutelle devaient recevoir hier, une délégation du Snapest. Aucune information n’a filtré sur cette rencontre. Les deux parties (ministère et syndicat) demeurant injoignables.
Le département de Benbouzid est appelé à accélérer les démarches pour respecter les délais fixés à cet effet.
Il a déclaré qu’il se fixait un délai bien précis pour trouver des solutions. « Faute de quoi, nous recourrons à un référendum auquel participeraient les enseignants et les travailleurs du secteur », a-t-il affirmé dimanche dernier, craignant de voir surgir des problèmes intersyndicaux qui ne sont pas du ressort de son département.
[Via] Safia D., horizons-dz.com – Photo : Slimène S.A.
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