Eliminatoires combinées du Mondial et de la CAN 2010 : Les Verts y croient
Un but, le fair-play
Egyptiens et Algériens vont se rencontrer le 14 novembre prochain, au Caire, pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées du Mondial et de la CAN 2010.
Cette rencontre est considérée comme une véritable finale, puisqu’à son issue, on connaîtra l’heureux qualifié pour le Mondial sud-africain. Il est très difficile de se prononcer, même si l’équipe nationale d’Algérie est mieux placée que son vis- à -vis du jour.

Ce dernier aura à marquer trois buts pour se qualifier directement. Il est évident que ce ne sera pas facile ni pour l’un, ni pour l’autre.
Toutefois, beaucoup sont en train d’oublier qu’il ne s’agit que d’un match de football qui se jouera sur le terrain et non ailleurs. Que le meilleur l’emporte et représentera dignement le continent africain ! Pour cela, il faut que la pression qui pèse sur cette rencontre baisse des deux côtés.
Les dernières déclarations de l’attaquant vedette de cette équipe d’Egypte, Aboutrika, est révélatrice de l’état d’esprit qui doit régner en pareille circonstance. Il a affirmé qu’il s’agit « d’un match entre deux pays frères.
Et que tout se jouera sur le terrain ». Les surenchères de part et d’autre n’ont pas de raison d’être en ce moment. Les deux équipes vont se préparer à cette ultime explication avec leurs meilleurs atouts. Hassène Shéhata, le coach égyptien, veut jouer avec ses meilleurs joueurs, même ceux qu’il avait écarté récemment comme Zidan ou Chikabala.
Ce dernier a été sanctionné par son club, le Zamalek. Il va même organiser un match amical le 07 novembre prochain, au Cairo-Stadium, face à la Jordanie qui prépare la coupe d’Asie face à l’Iran. Cette revue d’effectif va lui permettre certainement de tester la tactique qu’il appliquera contre nous le 14 novembre prochain.
Les « Verts » ne pensent pas, pour le moment, à cette rencontre. Nos « pros » jouent normalement avec leurs clubs respectifs. Tout se fera à partir du 08 novembre avec un mini-stage en France avant le départ de l’équipe au Caire le 12 novembre prochain. Il est certain que nos responsables sportifs ont voulu éviter au maximum la pression à notre équipe nationale. Tout le monde sait que cette rencontre se jouera au mental. Celui qui est très bien préparé sur le plan psychologique fera un pas très important pour passer et mettre la main sur le billet qualificatif pour le Mondial sud-africain. Celui qui maîtrisera ses nerfs aura immanquablement gain de cause.
de H. GHARBI
Un but, le fair-play
L’information sportive, comme l’information tout court, ne saurait se départir des règles déontologiques. Elémentaire ! Mais le rappel s’impose. S’inscrivant dans ce sens, les propos émanant de Azzedine Mihoubi, au cours de la conférence de presse qu’il a animée dimanche, viennent à point replacer le match que se disputeront les deux équipes nationales algérienne et égyptienne, dans son cadre strictement sportif, et signifier à bon entendeur, que tous les coups ne sont pas permis.
La compétition, aussi décisive soit-elle, ne doit pas quitter le terrain sportif. Le journalisme et le sport ont ce dénominateur commun : celui de se parer en toutes circonstances de la noblesse qui leur colle à la peau. Loin de prétendre vouloir s’ériger en donneur de leçon, le ministre invite les professionnels de l’information sportive à savoir raison garder et savoir contourner les situations piégées que certains malintentionnés ont créées de toutes pièces pour on ne sait quels desseins. Le message du ministre ne prête pas à l’équivoque quand on sait les liens très solides qui unissent depuis longtemps les deux pays frères et qu’un match de football, quand bien même s’inscrit-il dans la fameuse compétition mondiale, ne saurait les ternir où les altérer. La presse nationale qui a acquis ses lettres de noblesses ne doit pas entacher sa crédibilité en cédant aux manipulateurs ès qualités de l’information. Il est plutôt attendu de organes de presse nationaux de mettre la barre très haute et de se placer au diapason de l’éthique professionnelle. « J’ai la foi en l’intelligence et la sagesse de la presse sportive algérienne dans le traitement de cet événement sportif d’envergure, la performance de celle-ci se doit d’être au diapason des résultats et des exploits de la sélection nationale », avance le ministre qui affirme que « quel que soit le résultat de cette rencontre, il ne saurait en aucun cas altérer la profondeur et la solidité des liens historiques et fraternels liant les peuples algérien et égyptien ». Le fair-play s’impose d’autant plus qu’il est clair, et le ministre n’a pas omis de le dire, que fouler au pied les règles de l’éthique professionnelle en cédant aux manœuvres de ces « intrus qui veulent brouiller le climat », c’est porter préjudice au métier, au sport et c’est faire le jeu de ceux-là, voire servir leurs desseins obscurs. Le ministre a dans cet esprit relevé que les allégations mensongères n’engagent que leurs auteurs pour citer l’exemple de la presse égyptienne jalouse de la noblesse du métier que « la noblesse de la mission de l’information a poussé de nombreux journalistes égyptiens à critiquer sans ambages le contenu de certains forums d’information, qui n’engagent, a-t-il dit que leurs auteurs et ne reflètent aucunement la position de l’Egypte. » Place donc au professionnalisme et au fair-play dans les rédactions, comme dans les stades. Le football, comme le sport en général, est un facteur de rapprochement entre les peuples et de ce fait requiert « le cachet sportif strict qui demeure sien ».
de S. Lamari
La sélection égyptienne en stage à Assouan à partir du 31 octobre
La sélection égyptienne de football entrera en stage bloqué à partir du 31 octobre prochain dans la ville d’Assouan (sud de l’Egypte) en prévision du match face à l’Algérie, prévue le 14 novembre, comptant pour la 6è et dernière journée des qualifications jumelées CM-CAN 2010, a indiqué hier le quotidien Al Gomhouria.
Ce stage, le deuxième dans le programme des Pharaons, vient juste après le regroupement prévu au Caire, dont le début est prévu le 27 octobre.
La Fédération égyptienne de football (FEF) a prévu un avion spécial pour transporter les joueurs vers Assouan, qui devra accueillir les coéquipiers de Mohamed Aboutrika durant cinq jours, avant de revenir au Caire le 5 novembre pour peaufiner leur préparation.
Les poulains du sélectionneur Hassan Shehata bénéficieront ensuite d’une journée de repos, avant d’enchaîner avec le match amical, probablement face à la Jordanie, le 7 novembre au Cairo Stadium.
Le sélectionneur de l’équipe d’Egypte Hassan Shehata dévoilera le 26 octobre prochain la liste des joueurs retenus pour le match face à l’Algérie, avec la présence de quatre joueurs professionnels: Hosny Abd Rabou, Mohamed Zidan, Mohamed Chawki, et Doudi El Djabass.
L’Algérie occupe la 1re place du groupe C avec 13 pts, avec trois points d’avance sur l’Egypte (10 pts). La Zambie pointe à la 3e place avec 4 pts, alors que le Rwanda ferme la marche (1 pt).
Face à l’Egypte, l’Algérie n’aura besoin que d’un match nul ou bien une défaite par moins de deux buts d’écart, pour s’assurer une troisième participation en Coupe du Monde après celles de 1982 et 1986. L’Egypte devra l’emporter par trois buts d’écart.
Sportivement vôtre !
Assurément, le commun des Algériens a vibré au rythme des offensives et des prouesses de l’équipe nationale dans son parcours sans faute au titre de ces phases éliminatoires de la Coupe d’Afrique et du Mondial 2010 pour s’identifier à cette génération des Ziani, Bouguerra, Gaouaoui et autres, tant elle a ravivé un sentiment de fierté et d’espoir surtout, quant à la réhabilitation d’une discipline populaire aux traditions établies. Et la passion pour le sport roi, et les exploits des protégés de Saâdane notamment, est à son paroxysme pour conditionner tout un environnement aujourd’hui à l’écoute des pulsations des Verts, de surcroît à un doigt de la qualification à la Coupe du monde, après 24 ans d’absence et d’attente à la fois… Les commentaires vont bon train à trois ou quatre semaines de l’important rendez-vous du Caire face à la formation égyptienne, elle aussi croyant en ses chances pour une participation à cette édition sud-africaine. Des commentaires s’assimilant parfois à des spéculations souvent sans fondement pour développer des hostilités et des animosités et s’écarter du cadre sportif. Une telle situation s’inscrit certainement en porte-à-faux avec une notoriété et une réputation de l’Algérie au contraire respectueuse des valeurs pour préserver jalousement ses principes et sauvegarder continuellement ses relations d’amitié et de fraternité avec, entre autres, un peuple égyptien partageant une histoire et des préoccupations, un destin et des attentes.
C’est d’ailleurs cette caractéristique fondamentale qui est à observer lors de cette future empoignade censée rapprocher une jeunesse au-delà de son enjeu et raffermir des liens entre deux peuples issus d’une même nation. Que le meilleur gagne, cette devise universelle, sportive, doit être de mise pour interpeller les deux parties à se conformer à son esprit et à faire valoir une maturité arabe dans la pratique de cette discipline. Quels que soient donc l’enjeu de la confrontation et l’intensité de la passion des uns et des autres, aucun dépassement n’est toléré pour que justement les médias des deux pays frères se mobilisent et œuvrent dans le sens de la réussite de l’événement.
Une grande responsabilité incombe immanquablement à la presse dans l’apaisement des ardeurs et la sensibilisation des supporters qui ne peuvent s’empêcher toutefois de soutenir leurs favoris et de les applaudir continuellement mais sportivement. Pour notre onze national, la meilleur formule de l’accompagner dans son œuvre et de l’appuyer pour la réalisation de son objectif, reste une observation silencieuse lui permettant justement de mener à bien sa préparation, d’assurer sa concentration et de lui éviter l’aggravation d’une pression déjà pesante. Une formule de nature à aider un entraîneur conscient de la portée de cette rencontre pour appliquer un schéma tactique en fonction des données en sa possession.
Réitérons alors notre confiance et manifestons-nous par un silence au demeurant bénéfique pour les coéquipiers de Ziani, dont la détermination dépasse tout commentaire pour ne point être altéré par une quelconque impression.
de A. Bellaha
[ via ] elmoudjahid