Métro d’Alger: Encore une semaine pour avoir la carte d’abonnement

Les usagers du nouveau moyen de transport d’Alger qu’est le métro, desservant les communes d’Alger-Centre, Sidi M’hammed, Belouizdad et Kouba, auront à prendre leur mal en patience pendant au moins une semaine. Les cartes d’abonnement ne sont pas encore disponibles même si la formule est lancée, près de deux semaines après la mise en marche du métro.
« Vous revenez dans une semaine, soit lundi prochain. Nous ne pouvons pas vous la remettre sur place du moment que sa confection ne se fait pas à notre niveau », a indiqué un agent de l’Entreprise du Métro d’Alger à une cliente après que celle-ci eut rempli un formulaire et déposé une photocopie de la carte nationale d’identité, ainsi que sa photo d’identité. La somme de 1 820 DA d’abonnement est aussi à remettre la semaine prochaine : « Quand nous vous remettrons votre carte, vous nous donnerez l’argent ».
Une semaine pour avoir son abonnement ! De nombreux citoyens expriment leur étonnement et assimilent cela à un comportement bureaucratique. « Cela me rappelle les services de la mairie. Pour avoir un document, on te fait courir des jours », lance un citoyen.Voilà une nouvelle contrainte pour de nombreux habitants et fonctionnaires des lieux desservis par le métro. Encore 50 DA à payer matin et soir pour se rendre à son lieu de travail ou simplement faire ses courses.
Le métro commence à se vider de ses visiteurs pour, entre autres raisons, ce tarif considéré quelque peu élevé, même s’il est jugé tout à fait acceptable, vu le coût exorbitant de sa réalisation, trente ans après le lancement des travaux. L’engouement des premiers jours, favorisé par le désir de la découverte et la joie d’acquérir enfin un métro comme celui des grandes villes occidentales, s’efface au fil des jours. Peut-être qu’avec l’adoption effective de la formule d’abonnement, les choses changeront : 1 820 DA le mois et 540 DA la semaine.
Des citoyens commencent toutefois à exprimer des inquiétudes quant à l’entretien et à la sécurité des lieux. En effet, les consignes interdisant de manger à l’intérieur du métro et au niveau des stations sont peu respectées. Hier matin, des traces de café déversé sur les marches d’escalier étaient encore visibles. Quant à la sécurité, des citoyens considèrent qu’il y a un fléchissement de la part des agents de police et des agents de l’entreprise RATP-El Djazaïr. Un fait qui peut s’expliquer par la baisse du nombre de voyageurs.
[via] Karima Mokrani, latribune-online.com