L’Algérie garde sa souveraineté sur ses réserves à travers la règle des 51/49% :
Comptant booster l’exploration dans l’offshore et les gaz de schiste
« La réflexion sur les incitations à l’investissement étranger qui seront apportées à la loi sur les hydrocarbures ne concernent aucunement la règle des 51/49%, qui demeure quant à elle un fondement de notre loi », a tenu à souligner, hier à Doha, Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines.
S’exprimant lors d’un point de presse animé en marge du 20e Congrès mondial du pétrole, M. Yousfi a précisé : « Ces incitations seront apportées notamment pour booster l’exploration dans l’offshore et les hydrocarbures non conventionnels ».
Il a affirmé que l’Algérie « gardait sa souveraineté sur ses réserves ». Soulignant les atouts de l’investissement dans le secteur pétrolier et gazier algérien, le ministre de l’Energie et des Mines dira devant un parterre de responsables de compagnies énergétiques et des délégués présents à la session ministérielle animée par l’Algérie lors du 20e Congrès mondial du pétrole : « Le secteur pétrolier et gazier algérien offre des domaines prometteurs pour l’investissement.
Notre objectif est d’intensifier l’exploration pour conforter nos réserves, afin de faire face aux besoins de notre marché local et de consolider notre position comme un acteur actif dans les marchés régionaux et internationaux ». Pour booster l’exploration dans l’offshore et les hydrocarbures non conventionnels, l’Algérie, avait indiqué, avant-hier, M. Yousfi, a besoin des sociétés étrangères pour appliquer les nouvelles technologies à grande échelle, afin d’intensifier la prospection même dans l’offshore et les zones peu connues. Pour ce faire, « elle doit adapter un certain nombre de mesures incitatives de la loi 05-07 qui a été adoptée dans un environnement où ces technologies n’existaient pas, et où les prix de pétrole évoluaient entre 20 et 30 dollars », avait-il relevé. Les résultats obtenus par Sonatrach, en appliquant ces technologies sur des surfaces réduites, « sont très satisfaisants et encourageants », avait noté, à ce propos, M. Yousfi.
Pour rappel, depuis la promulgation de la loi 05-07 sur les hydrocarbures, amendée par ordonnance présidentielle en 2006, l’Algérie a lancé trois appels d’offres pour l’exploration des hydrocarbures. Le premier appel d’offres lancé en 2008 a débouché sur l’octroi de quatre blocs, le second, organisé en 2009 s’est soldé par l’attribution de trois blocs, et seulement deux blocs pour le dernier, lancé en 2011.
[via] Bahia Aliouche, latribune-online.com