Le Marché automobile en Algérie : 320 000 véhicules neufs vendus en 2011

Le parc national automobile connaît un rajeunissement massif. « Rien que pour 2011, 320 000 véhicules sont entrés sur le marché », a annoncé ce mercredi 4 janvier Abdallah Leghrieb, directeur général de l’Établissement national de contrôle technique automobile (Enacta), sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale.
↪ « Le nombre de véhicules immobilisés en 2003 était plus important qu’aujourd’hui. L’immobilisation a tendance à baisser. Depuis le démarrage du contrôle de véhicules en février 2003, 208 746 véhicules ont été immobilisés. Il s’agit principalement de voitures de particuliers et de véhicules légers de transport », a‑t‑il précisé.
M. Leghrieb a indiqué que plus de 480 000 véhicules ont été soumis à une contre‑visite depuis cette date. Il a annoncé que 13 agences de contrôle ont été fermées et 58 contrôleurs suspendus en 2011 en raison de manquement aux règles professionnelles et non‑respect des dispositions de cahiers des charges.
↪ « C’est pour vous dire que ce n’est pas parfait. L’Enacta et les directions de transport de wilayas suivent le travail des agences de contrôle », a‑t‑il noté, reconnaissant l’existence de contrôles de complaisance.
Par ailleurs, le DG de l’Enacta remet en cause le constat d’après lequel 30 % des accidents de la route seraient dus à la vétusté des véhicules.
↪ « Je ne connais pas les sources des opérateurs qui ont avancé ce chiffre. Celui‑ci est infondé et risque d’induire en erreur les journalistes et les universitaires qui s’intéressent à la sécurité routière. Tous les résultats donnés par les services concernés précisent que la part du véhicule dans les accidents est de 2 à 3 %, dans le pire des cas, de 4 à 5 % », a‑t‑il dit.
Selon lui, l’Enacta se base sur les données fournies par la gendarmerie nationale et la DGSN.
↪ « Donc, je ne peux pas dire une telle énormité. Il faudrait qu’on cesse de dire n’importe quoi et qu’on laisse ceux qui sont sur le terrain s’exprimer », a‑t‑il appuyé.
D’après lui, tous les véhicules sont contrôlés selon les standards internationaux.
↪ « Autrement dit, il y a un contrôle de 133 points pour le véhicule léger et 165 points pour le véhicule lourd », a‑t‑il expliqué.
M. Leghrieb a précisé que la réflexion est toujours d’actualité concernant le retrait des véhicules qui ont atteint un certain âge et qui sont utilisés pour le transport de personnes.
↪ « Rien n’a encore été décidé. Le contrôle technique ne s’appuie pas sur des préalables. Ce n’est qu’à la fin de la visite technique qu’on décidera du sort du véhicule, soit on le maintient en circulation, soit on l’astreint à une contre‑visite ou on le retire s’il constitue un danger pour les utilisateurs de la voie publique », a‑t‑il noté. Pour rappel, le contrôle technique des véhicules a été rendu obligatoire en 2003.
Depuis cette date, 15 millions de contrôles ont été effectués. Le parc automobile global compte actuellement 5,6 millions d’unités.
[via] tsa-algerie.com