Grande affluence au 14e Salon international du livre d’Alger
Le 14e Salon international du livre d’Alger (SILA), qui se tient jusqu’à vendredi, sur l’esplanade du complexe sportif Mohamed-Boudiaf, connaît une grande affluence, a-t-on constaté.
Photo : Billal
« Il y a beaucoup de monde à partir de 11h00 jusqu’à environ 18h00 et ce, tous les jours et, particulièrement, ce long week-end incluant la journée fériée du 1er novembre », a indiqué un exposant mettant en exergue « le grand engouement » du public pour le livre. Hommes, femmes, enfants, vieux, jeunes et moins jeunes font la queue pour pénétrer dans l’immense chapiteau installé à l’occasion de ce salon qui accueille à longueur de journée des dizaines de milliers de visiteurs et d’acheteurs potentiels d’ouvrages venus des différentes quartiers d’Alger et de wilayas limitrophes, à l’instar de Salim, un jeune étudiant résidant à Tipasa, venu, selon son expression, « s’enquérir des dernières nouveautés aussi bien en ce qui concerne les publications universitaires que de celles de culture générale ».
« Le salon du livre est pour moi l’occasion de faire sortir ma petite famille et de sensibiliser mes enfants sur la valeur et l’importance du livre, car ce dernier est un véritable investissement », a indiqué, pour sa part, Ahmed, un quinquagénaire accompagné de sa femme et de ses deux enfants adolescents, les bras chargés de livres.
Salah et Omar, deux amis, sont venus, quant à eux de Boumerdès, pour « s’approvisionner en livres » car, estiment-ils, « le salon est la meilleure place pour acheter des livres récents et à moindre prix vu les nombreuses réductions accordées par les éditeurs, surtout nationaux ».
« Les livres produits chez-nous coûtent vraiment moins chers que ceux importés », a souligné Salah qui estime, par ailleurs, que l’esplanade est « équipé de toutes les commodités, permettant de passer un agréable après-midi ». Les auteurs présents sur les lieux, qui pour dédicacer son dernier livre, qui pour rencontrer d’autres auteurs ou « avoir une idée de ce qui est produit ailleurs ». Ils estiment, eux aussi, qu’il y a « une bonne affluence » et que « le livre est demandé ». « En tant qu’écrivain, cela me permet de rencontrer des confrères et amis et de prendre de plus amples connaissances des ouvrages édités dans tout le pays et à l’étranger », a confié l’écrivain Djamel Mati qui a mis en exergue « la bonne organisation » de cette manifestation et « l’intérêt manifesté par le public au livre ».
« Nous avons un public qui lit et on n’a qu’à voir le monde qui attend l’ouverture des stands pour confirmer cela », a conclu l’écrivain.
[ via ] elmoudjahid