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Algérie – Production aurifère : L’AGENOR brille sur le marché

Pour l’Algérie, l’Enor est contrainte de vendre son or sur le marché suisse même quand les cours de ce métal précieux sont à la hausse à la Bourse de Londres.

Depuis leurs records du mois d’octobre, les cours du roi des métaux précieux n’étaient plus redescendus en dessous des 1.000 dollars, un seuil symbolique franchi pour la première fois en mars 2008.
production aurifère
Les cours de l’or ont été soutenus ces derniers mois par l’affaiblissement de la monnaie américaine, qui pousse les investisseurs à placer leurs avoirs dans les matières premières pour se protéger d’une perte de valeur de leur capital. Aussi, les mines d’or cotées en Bourse profitent pleinement de l’envolée des cours du métal jaune. Leur indice de référence, le Footsie Gold Mines, a déjà repris 35 %, alors que les cours de l’once d’or, qui ont franchi hier pour la première fois en séance les 1 111,20 dollars, gagnent eux 28 %. Ce secteur, massacré en Bourse fin 2008, a progressivement retrouvé grâce aux yeux des investisseurs à la fin de l’été, lorsque les cours de l’or ont commencé leur folle ascension. «La hausse des cours du métal jaune a un impact très positif sur les marges bénéficiaires de ces sociétés», explique Jean-Bernard Guyon, spécialiste or chez Global Gestion. D’autant plus que les coûts de production (incluant surtout le carburant ou encore la main-d’œuvre), qui avaient presque doublé en l’espace de cinq ans, ont dans l’ensemble tendance à se stabiliser.

« Malgré la hausse des cours du pétrole, les prix de production se sont stabilisés à 500 dollars alors qu’ils étaient au-dessus de ce niveau en début d’année », précisent les experts.

Ces nouveaux sommets interviennent alors que les participants à la conférence du London Bullion Market, à Edimbourg, en Ecosse, ont estimé mardi dernier que l’once d’or devrait s’établir à 1.181,3 dollars fin septembre 2010. L’once d’or pourrait atteindre les 2.000 dollars d’ici dix ans, alors que la barre des 1.060 dollars l’once a été franchie cette semaine.

Lors de ses déclarations, qui ont été enregistrées en marge d’une conférence de ETF Securities à New York, un expert a également abordé la progression continue qui devrait avoir lieu sur le marché des matières premières dans sa globalité. Le pétrole ou le sucre devrait ainsi voir leur prix s’élever avec une augmentation constante de la demande mondiale et une réduction de l’offre au cours des ans.

L’expert a affirmé que les pays asiatiques en forte croissance allaient être les premiers acteurs de ce cycle haussier sur les matières premières. Pour sa part, cet autre expert, Jim Rogers, qui a déclaré « aimer l’or » a souhaité attirer l’attention des investisseurs sur deux autres métaux dits « nobles » que sont l’argent et le palladium un dérivé du platine. « L’argent est encore à 70% sous son plus haut historique » a-t-il indiqué, tout comme le palladium.

Pour ce qui concerne l’Algérie, la production de l’or a atteint cette année les 657 kilogrammes, enregistrant une nette augmentation sur les sept premiers mois de l’année 2009 contre 600 pour toute l’année 2008. La production réalisée de janvier à juillet 2009 a permis de réaliser un chiffre d’affaires de 1,47 milliard de dinars, soit l’équivalent de 20 millions de dollars pour un prix moyen de 928 dollars l’once, selon le premier responsable de cette entreprise algéro australienne.

Une grande partie de cet or est exportée vers la Suisse à des prix fixés selon les cours quotidiens de la Bourse de Londres correspondant à J+1 de la date de l’accord de vente entre l’Enor et la société-cliente suisse.

Le reste est acheté par l’Agence nationale des métaux précieux (Agenor) qui se charge de son affinage et de sa commercialisation pour les bijoutiers et artisans nationaux. Avant d’être vendu en Suisse, l’or algérien est tout d’abord acheminé vers ce pays sous forme de lingots d’or brut composés d’or, d’argent et d’impuretés, et dont le poids varie entre 10 et 20 kilogrammes, pour y être affiné par de grandes maisons d’affinage suisses. Mais faisant face au problème d’insuffisance de fonds de roulement, l’Enor est contrainte de vendre son or sur le marché suisse même quand les cours de ce métal précieux sont en baisse à la Bourse de Londres : « Ce qui se traduit par un manque à gagner en devises », regrette ce responsable. D’ailleurs, cette entreprise, dont la première coulée de lingot d’or a été réalisée en 2008, n’a toujours pas réalisé de bénéfice ni amorti ses investissements qui sont de l’ordre de 50 millions de dollars

[ via l’article d’origine ]
de elmoudjahid.com
publié, le 12 Novembre 2009

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