École
La rentrée pour 850 000 enseignants, avant celle de leurs douze millions d’élèves
Près de 12 millions d’élèves, de la maternelle à la terminale, reprendront le chemin de l’école, demain et après-demain, alors que l’Éducation nationale a encore supprimé plusieurs milliers de postes.

La date officielle de la rentrée est demain, mercredi 2 septembre, mais la plupart des écoliers ne rentreront en classe que le lendemain, car en majorité les écoles primaires (maternelles et élémentaires) sont fermées le mercredi.
Mais, traditionnellement, les quelque 850 000 membres du corps enseignant font leur rentrée la veille de celle des élèves, c’est-à-dire aujourd’hui même.
Au lycée, après un cru record pour le bac 2008, la principale nouveauté de l’année 2009-2010 est la généralisation du « bac pro » en trois ans, au lieu de quatre, tandis que le nouveau ministre, Luc Chatel, en poste depuis juin, a pour mission de conclure la réforme du lycée général et technologique, mise sous le boisseau l’an dernier devant les protestations lycéennes.
« L’architecture » du nouveau lycée avant la fin du mois
Le ministre assure qu’il aura « construit l’architecture du nouveau lycée » courant septembre, pour une entrée en vigueur à la rentrée 2010.
Enfin, M. Chatel entend faire avancer la réforme de la formation des professeurs, dont dépend la revalorisation financière des néo-titulaires.
Aspect particulier de la rentrée 2009, une brochure d’informations sur la grippe A/H1N1 sera distribuée à 12 millions de familles, selon le mot d’ordre « Ni minimiser, ni dramatiser », alors que certains experts, comme Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge française, estiment que le gouvernement et les médias en font trop.
Les syndicats enseignants demandent même au ministre de ne pas en faire un « rideau de fumée » pour éclipser la suppression de 13 500 postes de professeurs en cette rentrée (voir ci-dessous) et 16 000 autres à la rentrée prochaine.
Des suppressions qui n’ont pas empêché le ministre de l’Éducation nationale, hier, de proclamer qu’il fallait « investir » dans l’éducation à l’heure de la crise.
La crise économique actuelle « révèle le besoin de davantage d’éducation. Ce sont (les pays) qui investiront dans leur éducation qui s’en sortiront le mieux », a solennellement déclaré Luc Chatel.
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lalsace.fr, publié le 01 Septembre 2009