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Tourisme à Alger

Les amis, le hammam et la cité universitaire

Visiter Alger n’est pas toujours évident. Le touriste est vite découragé par un problème majeur: l’hébergement.

Surnommée Alger la Blanche, la capitale algérienne n’attire pas pour autant, beaucoup de touristes. Pis encore, de nombreux Algériens de différentes régions du pays méconnaissent les nombreux sites que recèle cette ville. Pour eux, faire du tourisme à Alger n’est pas toujours une partie de plaisir. Le manque flagrant d’infrastructures y est pour beaucoup et, malheureusement, c’est là où le bât blesse.

En effet, le touriste venu de Constantine, Tlemcen, Djelfa ou Adrar, dans l’intention de visiter Alger, est vite dissuadé par le problème de l’hébergement qui se pose avec acuité. « Quand on habite hors d’Alger et qu’on veut visiter celle-ci, on est hébergé, soit chez des proches ou des amis, soit dans les hammams (bains, Ndlr) », indique Rahim. Selon lui, en dehors des sites touristiques du Sud algérien, les infrastructures hôtelières sont quasi inexistantes. « Et surtout au niveau de la capitale », tient-il à préciser.

Une virée dans la capitale a, en effet, permis de vérifier la véracité de cette remarque. Outre les grands hôtels qui ne sont pas à la portée du touriste aux revenus moyens, le reste est mal entretenu ou alors jouit d’une mauvaises réputation. Quant aux auberges de jeunesse, la question ne se pose même pas: elle sont inexistantes à Alger. « J’ai toujours rêvé de visiter la Casbah d’Alger. Cela me tient à coeur. Malheureusement, le problème de l’hébergement se pose et je n’ai ni parents ni amis à Alger », confie un Annabi, amoureux de sites archéologiques.

D’après lui, les rares fois où il est venu à la capitale, il a dormi dans un hammam à raison de 500 DA la nuit. « Dans de pareilles conditions, soyez certains que je ne vais pas faire du tourisme », ironise-t-il.

D’autre part, si certains s’accommodent de ces hammams, le temps d’une nuit ou deux, ce n’est pas le cas de la gent féminine. « Ce n’est pas normal que dans la capitale d’un pays qui se targue de promouvoir le tourisme, on ne trouve même pas une infrastructure hôtelière digne de ce nom », regrette Radia qui ne vient à Alger que sur invitation de ses proches.

Elle explique, que mis à part les hôtels de luxe qui affichent des tarifs exorbitants, les autres, souvent, ne garantissent pas le minimum en matière de services et de confort. « Coupure d’eau surtout en été, sanitaires sales, literie crasseuse sont, entre autres le lot du touriste », mentionne-t-elle, un soupçon d’amertume dans la voix. Dans ce contexte, la direction du tourisme de la wilaya d’Alger tente de remédier à ce problème chronique qui fait fuir les touristes. En effet, la réalisation de 60 projets est prévue pour les quelques années à venir. « Il s’agit de 30 hôtels qui sont déjà en cours de réalisation et 20 autres dont l’étude n’est pas encore achevée », a indiqué un responsable de cette institution.

Selon lui, Alger accuse un énorme déficit en matière d’hébergement. « Les 147 hôtels qui se trouvent à Alger n’assurent que 19.000 lits », a-t-il indiqué, ajoutant que le but, derrière la réalisation de ces projets est d’atteindre 40.000 lits.

Cela dit, rappelons que la wilaya d’Alger bénéficiera, au courant de cette année, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 60 milliards de dinars. « 70% de ce budget seront alloués à l’équipement et le reste à la gestion », a-t-on indiqué.

Toutefois, des projets pareils doivent impérativement s’accompagner d’une meilleures qualité de service sur tous les plans.
Les touristes, locaux et étrangers, qui ont déserté l’Algérie, en général, et Alger, en particulier, ne demandent pas mieux. Promouvoir le tourisme est un pas énorme à faire dans le développement économique du pays.

[via] Meriam Sadat, lexpressiondz.com

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