Algérie – Lancement de l’enseignement professionnel dans quatre instituts spécialisés
Près de 200 000 nouveaux stagiaires feront leur rentrée aujourd’hui
Photo : Riad
Les établissements de formation et d’enseignement professionnels, à travers le pays, ouvriront leurs portes, aujourd’hui, aux anciens et aux nouveaux stagiaires pour une nouvelle année qui s’annonce relativement différente par rapport aux précédentes. Et pour cause ! Selon le premier responsable du secteur, invité récemment au Centre de presse d’El Moudjahid, de nouvelles infrastructures ont été réceptionnées, de nouveaux enseignants et autres personnels recrutés et plus d’argent est débloqué pour répondre aux besoins des stagiaires et de tous les travailleurs.
Ceci sur ordre du chef de l’Etat qui insiste sur l’amélioration du rendement et de la qualité de l’enseignement et de la formation. Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, les services du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels indiquent que pour la rentrée de cette année, 48 nouveaux centres de formation ont été livrés et 4 instituts spécialisés de formation professionnelle ont été transformés en instituts d’enseignement professionnel devant accueillir une expérience pilote dans ce domaine. Pour l’hébergement, 18 internats ont été réceptionnés avec une capacité d’accueil de 1080 lits, ajoutés à 12 demi-pensionnats. Par ailleurs, 29 bibliothèques et deux amphithéâtres seront réceptionnés dans les jours à venir.
La nouveauté, cette année, réside dans le montant de la bourse du stagiaire, revu à la hausse de 50%, sur décision du président Bouteflika. Ce dernier l’avait annoncé lors du meeting de Sidi Bel Abbès, le 4 mars 2009. Avant de parler toutefois de l’augmentation, il est à souligner que cette bourse dans le secteur de la formation professionnelle n’existe pas réellement. Des stagiaires se plaignent du fait qu’ils ne l’ont jamais perçue ni au début ni à la fin de l’année ou de leur formation. « Ce sont juste des déclarations du ministre et du président de la République. Personnellement, depuis que j’ai commencé cette formation en comptabilité, je n’ai reçu aucune bourse, aussi insignifiante soit-elle », raconte une stagiaire.
L’autre problème sur lequel bute cette formation professionnelle est le refus de nombre d’entreprises économiques, publiques et privées, de prendre des jeunes pour des stages pratiques. « C’est vraiment un problème. Les entreprises sont réticentes, peut-être même indifférentes. Cela ne les intéresse pas », se plaignent des stagiaires dans différentes spécialités. Ce problème a été soulevé maintes fois par les concernés -certains finissent par renoncer carrément à la formation- et par le ministre lui-même mais rien ne change depuis des années. Des mesures à la fois incitatives et coercitives doivent être prises à l’endroit de ces entreprises de façon à les amener à adhérer à la formule. D’autant qu’à partir de cette année, il y a le lancement de l’enseignement professionnel qui doit donner de bons résultats sur le terrain pour sa généralisation future à d’autres spécialités et d’autres wilayas du pays.
[via] Karima Mokrani, latribune-online.com