Protection de la propriété industrielle :
L’Algérie signe une convention avec l’OMPI
« Cet accord consiste à offrir des formations à nos spécialistes, appuyer nos actions et nous accompagner dans l’installation notamment des antennes dans le cadre de la protection de la propriété industrielle au niveau de différentes régions du pays. Grâce à cette convention, nous pourrons accéder aux bases de données en matière de droits juridiques, pour mieux protéger nos investissements, nos brevetés, marques, dessins industriels,… Au fait, il s’agit par cette convention de renforcer notre coopération qui existe déjà par le biais de traités que nous avions signés ensemble », explique le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement. Une initiative très importante, ajoute-t-il, car assurer la protection de la propriété industrielle signifie préservation de l’esprit d’entreprendre et de l’emploi. « Sans cette protection, les investissements seront livrés à l’incertitude, au risque et au marché informel », avertit-il.
De son côté, le Directeur général de l’OMPI salue le rôle de l’Algérie « très actif » dans la protection de la propriété industrielle. « La signature de cet accord démontre l’intérêt de l’Algérie et sa volonté à coopérer davantage dans ce domaine », estime-t-il en soulignant que l’OMPI s’implique actuellement dans des programmes sur l’économie du savoir destinés aux pays en développement, en plus de l’élaboration d’une méthodologie d’évaluation des dégâts occasionnés par le piratage et la contrefaçon. « Il faut savoir qu’il est illusoire de prétendre éradiquer le piratage. Mais nous activons pour mettre en place des dispositifs législatifs et juridiques non seulement en Algérie mais dans le monde entier pour lutter contre ce fléau », assure le ministre de l’Industrie.
Pour revenir au séminaire, il s’agira, affirme le ministre dans son allocution d’ouverture, de débattre de la problématique de la propriété industrielle, en présence d’une vingtaine de délégations étrangères, afin de trouver des solutions qui cohabitent objectivement, dans un esprit de mondialisation. « L’Algérie a adhéré à tous les traités autour de cette question. Nous avons à notre actif 800 laboratoires de recherche tandis que les entreprises économiques disposent d’un gisement de productivité et de compétitivité. Mais en dépit de ces potentialités scientifiques et techniques, il existe une faible articulation entre le monde de la recherche scientifique et le secteur économique, dans l’industrie notamment », dit-il. Aujourd’hui, poursuit-il, il est impératif de renforcer la coopération avec, entre autres, la modernisation des infrastructures de la propriété industrielle et l’intensification du transfert technologique.
Par ailleurs, interrogé sur la santé dans le contexte de la protection de la propriété industrielle, le ministre affirme qu’en Algérie, nous ne maîtrisons pas encore l’industrie de médicaments. « Je rappelle que nous ne produisons que 10% de médicaments, en espérant atteindre les 20% en 2015 pour arriver aux 60% souhaités », note-t-il. Dans le même sillage, le DG de l’OMPI affirme qu’un milliard de dollars est alloué à la santé dans le cadre de la protection industrielle. Toujours dans le même contexte et à propos de la baisse de la production industrielle publique enregistrée ces derniers temps, le ministre explique que cela est dû la baisse de la part de l’industrie dans le PIB ces dernières 20 années. Sans oublier le fait que les entreprises publiques soient endettées. « Il y a un manque d’investissement et les capacités sont sous-exploitées à 50%. Les entreprises privées ont émergé par contre. Cela dit, nous avons l’intention d’investir dans de nouveaux domaines industriels, telles la sidérurgie et la métallurgie », conclut-il.
[via] Farida Belkhiri, horizons-dz.com