Constantine -La municipalité se chargera de la réhabilitation de la piscine de Sidi M’Cid
Le contrat de l’ex-exploitant « résilié » faute d’une mise en service adéquate

Les espaces de détente à Constantine seraient-ils hantés à tel point qu’aucun investisseur ne s’y intéresse ?
Les espaces voués aux distractions, dont a bénéficié la capitale de l’Est grâce à une nature généreuse, ne profitent guère à sa population. Un plan d’aménagement serait sur le point d’être adopté pour les rentabiliser. Ainsi, le parc de Djebel Ouahch, qui a été dernièrement réaménagé, a inspiré les autorités locales pour en faire autant des bassins de la piscine de Sidi M’cid.
Après tant de tergiversations sur leur devenir, en dépit de leur location en 2008 à un investisseur privé, une proposition émanant des responsables locaux est venue hier relancer l’acquisition et même « geler » la perspective de céder cet espace aquatique à un opérateur. Du moins, c’est ce qu’a décidé le chef de l’exécutif lors d’une inspection au chef-lieu de la wilaya et à sa périphérie. Il en ressort que la commune de Constantine réhabilitera ce patrimoine avant de le mettre en location. Cette décision a été prise en raison du retard enregistré dans les travaux de restauration au niveau de cet espace malgré le coup de pouce initial – dix mois « gratuits » – au profit du premier investisseur. Un geste qui ne survivra pas à l’anarchie.
La descente effectuée par les services de sécurité ces derniers mois avait dévoilé la face cachée de cet espace : vente non autorisée de boissons alcoolisées et réseau de prostitution illustraient cette double vocation ombrageuse de Sidi M’cid. Ce qui a contraint les pouvoirs publics à verrouiller les portails en attendant la révision du contrat de cession. Pour l’heure, la piste d’un souscripteur n’est pas à l’ordre du jour. Les administrateurs ne veulent pas accélérer la cadence pour la réhabilitation du site et intenteront probablement une action judiciaire pour récupérer leur dû dès lors que l’actuel acquéreur légal n’a pas hésité à relouer l’endroit à un autre particulier, d’où le cafouillage qui a poussé les décideurs à revoir leur copie afin d’assurer une perspective certaine à la piscine de Sidi M’cid, avec ses trois bassins, dont un olympique.
Ils ont fait le bonheur des nageurs constantinois avant que l’eau qui coulait de source ne soit « asséchée » par la bêtise humaine. Les premiers baigneurs s’essayaient à la brasse en juin 1872. Les prochains devraient croiser les doigts pour espérer tomber sur un féru de la nature et de la nage.
[via] Nasser Hannachi, latribune-online.com