Fiscalité : Lancement d’un jumelage entre les administrations algérienne et française
Un jumelage institutionnel a été lancé hier à Alger entre la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale des finances publiques française (DGFIP).
Photo : Slimene S.A.
Le directeur général des Impôts, Abderrahamane Raouia a, pour sa part, expliqué, que le programme vise la poursuite de l’amélioration des relations de l’administration fiscale avec les contribuables, une meilleure organisation des procédures relatives aux impôts indirects et celles relatives au contrôle fiscal, l’allègement des procédures contentieuses et la réduction des délais de traitement.
Il a, en outre, précisé que son institution bénéficiait déjà d’une assistance technique de la DGFIP. Le jumelage, d’une durée de 18 mois et d’un coût avoisinant 1 million d’euros, permettra à l’administration fiscale algérienne de profiter d’une expertise adaptée de la DGFIP, a indiqué sa représentante Mme Lanteri qui a assuré qu’il ne « s’agit pas de vendre du prêt à porter mais d’une assistance sur-mesure, selon les besoins de l’Algérie ».
L’ambassadrice et chef de la délégation de l’Union européenne, Laura Baeza a, quant à elle, qualifié le projet de « jalon supplémentaire de l’engagement de l’UE à accompagner et soutenir les efforts de l’Algérie dans le processus de réformes engagées », précisant que trois cycles d’assistance technique de l’UE, d’un budget global de 75 millions d’euros avaient été effectués au profit du secteur des finances en Algérie. M. Zelmati a, en outre, annoncé que d’autres jumelages similaires, étalés sur des durées de 6 mois à un an avec des budgets ne dépassant pas les 600.000 euros, sont également prévus.
Le « P3A », un programme sous tutelle du ministère du Commerce destiné à accompagner l’application de l’Accord d’association avec l’UE dans toutes ses dimensions, est doté d’une enveloppe financière de 64 millions d’euros, répartie en trois tranches: 10 millions d’euros pour l’exercice en cours, 24 millions d’euros pour les deux années suivantes et 30 millions d’euros à consommer à partir de 2013. Enfin, Mme. Baeza a indiqué qu’un budget supplémentaire de 5 millions d’euros doit être alloué au P3A-II qui sera dédié à l’appui de la gestion des finances publiques et dont le contenu et le format étaient « en stade avancé d’élaboration ».
[via] R. N., horizons-dz.com