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La protection de l’enfant passe par la dénonciation de la maltraitance

Tout un arsenal juridique est mis en place par l’état algérien

à l’occasion de la célébration, hier, du 21ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a organisé, à Alger, une rencontre avec des parents et des représentants de la société civile pour leur rappeler leur devoir d’assurer une protection maximum des « hommes de demain ».

Une occasion de rappeler également que le phénomène de maltraitance des enfants existe en Algérie, même si les chiffres officiels ne suscitent pas une grande inquiétude pour la simple raison qu’ils ne révèlent pas toute la réalité du terrain. En effet, indique le président de la Forem, le Pr Mustapha Khiati, durant l’année en cours, quelque 10 000 enfants ont été victimes d’agressions, dont 2 000 cas d’agressions sexuelles. Il estime ce chiffre en deçà de la réalité : « Le nombre véritable de victimes devrait être cinq fois supérieur. C’est encore un tabou dans notre société, surtout lorsqu’il s’agit d’agressions sexuelles. D’autres ne parlent pas par peur de représailles ». Pourtant, seule la dénonciation de l’agression par la victime ou ses proches serait à même de la réhabiliter dans ses droits et lui assurer une réparation matérielle et morale.

Un argument sur lequel s’appuie, à son tour, Mme Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Femme, présente à cette rencontre. La représentante du gouvernement insiste sur le fait que l’Etat algérien dispose de tout un arsenal juridique pour assurer la protection de l’enfant. Ces lois existent et traitent de toutes les questions relatives aux droits de l’enfant ; elles sont claires et précises. « Dire qu’il n’y a pas de lois pour protéger l’enfant est une erreur. L’Etat déploie de grands efforts pour leur application sur le terrain et le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, donne régulièrement des instructions pour leur bonne exécution », affirme-t-elle. Mme Nouara Saadia Djaafar rappelle qu’un plan national de protection de l’enfant a été adopté par le gouvernement algérien. Ce plan regroupe seize ministères, en plus de représentants de l’association civile. Aussi, des conventions ont été signées entre quatre ministères (Poste et TIC, Education, Justice et Famille) pour permettre aux parents de contrôler les sites Internet auxquels accèdent leurs enfants. D’autres actions en cours suivront.

Toutefois, estime la représentante du gouvernement, aucune des actions engagées ne pourrait aboutir sans engagement réel de la famille : « C’est la famille qui est le support principal de toutes les actions visant la protection de l’enfant. C’est elle la base ». Une manière d’appeler les parents à jouer convenablement leur rôle de tuteur, de protecteur et de guide. « Beaucoup d’enfants que nous avons interrogés au cours de nos enquêtes ont soulevé le problème de communication avec les parents. Ils nous ont clairement dit qu’ils souhaitent vivement que leurs parents soient à leur écoute, qu’ils les comprennent et qu’ils les soutiennent », rapporte la ministre.

[via] Karima Mokrani, latribune-online.com

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