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Les salaires en décalage avec la consommation des ménages :

Comptes économiques entre 2000 et 2010

Sur la base des diverses enquêtes de l’Office national des statistiques (ONS) menées entre 2000 et 2010, des statistiques des différents départements ministériels et conformément au système des comptes économiques algériens (SCEA), le département de Abdelhamid Temmar vient d’élaborer un document exhaustif sur les comptes économiques de l’Algérie au cours de cette période.

La publication en question présente une série de comptes dont ceux allant de 2000 à 2009 ont un caractère définitif alors que ceux de 2010 sont en version provisoire. En résumé, le document du ministère de la Prospective et des Statistiques, dont la Tribune a obtenu une copie, dresse les comptes de production et d’exploitation par secteur d’activité et par secteur juridique.

Il inclut, par ailleurs, le bilan des ressources et emplois de la Nation en biens et services ; la production intérieure brute (PIB) et ses emplois ; le revenu national disponible et son affectation ; le revenu monétaire national disponible et son affectation ; le compte d’accumulation de la Nation, le PIB par habitant et bien d’autres chiffres détaillés. Au chapitre de la PIB et ses emplois, il ressort une croissance régulière de la consommation finale individuelle des ménages. Cette dernière est passée de 16,8 à plus de 40 milliards de dinars, soit une augmentation oscillant de 250% en dix ans. Parallèlement, la PIB a dépassé les 104 milliards de dinars en 2010 contre 36 milliards de dinars en 2000, soit une hausse de 280%. Ce qui est l’équivalent d’une croissance moyenne annuelle de 28% même si pour certaines années, la PIB n’a pas connu d’importante évolution.

C’est le cas à titre illustratif entre 2000 et 2001. Entre ces deux exercices, la PIB s’est accrue de seulement 1 milliards de dinars. Côté salaires, la rémunération est passée de 4,79 milliards dinars en 2009 à près de 13 milliards de dinars en 2010, soit une hausse de plus de 200%. La comparaison entre les chiffres liés à la consommation des ménages et ceux concernant les salaires montre un décalage flagrant. Le niveau de la consommation dépasse largement celui des salaires. Par exemple en 2010, on note une consommation de plus de 40 milliards de dinars pour une rémunération globale de 13 milliards de dinars, soit une différence de 27 milliards de dinars. Ce qui concorde avec les analyses mettant l’accent sur le fossé qui sépare le niveau de vie et celui des salaires et sur la poussée du risque inflationniste.

Autre indice important contenu dans le document est l’évolution du PIB (produit intérieur brut) par habitant. Ce dernier s’est chiffré à 4 500 dollars en 2010 contre 1 800 dollars en 2009 avec une baisse à 1 700 dollars en 2001 et un pic de près de 5 000 dollars en 2008 pour redescendre après la crise financière de fin 2008 à 3 900 dollars en 2009. L’évolution en dents de scie du PIB par habitant, faut-il le noter, s’explique par l’accumulation des réserves de change et non pas par l’amélioration de la production et de la valeur ajoutée. Deux chiffres qui sont restés insignifiants hors hydrocarbures.

Une lecture de la publication du département de Temmar montre globalement qu’en dehors des hydrocarbures, l’économie nationale n’a pas connu de grande évolution avec en parallèle une attente qui se prolonge pour la diversification.

[Via] Samira Imadalou, latribune-online.com – Photo : Riad

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