Le ministre de la Communication à la radio nationale :
« L’Etat met tous les moyens pour une presse professionnelle »

Le ministre de la Communication veut vraisemblablement donner un nouveau souffle pour ce secteur. Ce dernier a fait savoir que les pouvoirs publics, à leur tête le président de la République, ne veulent pas lésiner sur les moyens financiers ni matériels pour le développement tous azimuts du secteur. La professionnalisation du secteur de la communication revêt un cachet très particulier aux yeux du chef de l’Etat, selon la même source.
Suite en page 6Nacer Mehal, qui s’exprimait hier sur les ondes de la Radio nationale, a, de prime abord, réaffirmé « le rôle de la presse nationale (privée et publique) dans la prise en charge des sujets qui intéressent la société, en tant que média interactif pouvant contribuer à un dialogue fécond, et qui n’occulte ni les grandes réalisations du pays, ni les justes aspirations des citoyens ». Pour ce faire, le premier responsable de ce secteur, a appelé, d’un côté, toutes les parties activant dans ce domaine à se réunir autour d’une table pour débattre de tous les sujets et revoir, ensemble, les différentes lois en vigueur. Des lois, à l’image de celle de 1991 qui est, selon Mehal, « dépassée par le temps et par les évènements ».
Que faire alors ?
La réponse de celui qui fut un ancien journaliste de l’APS, est de mettre d’un côté tous les moyens financiers pour pouvoir arriver à une presse professionnelle, et d’un autre « rectifier les et lois et surtout les actualiser ». En clair, le budget débloqué pour ce secteur dans le cadre du prochain plan quinquennal (environ 1 milliard de dollars), concernera, entre autres, la formation des journalistes, la généralisation de la télévision nationale terrestre (TNT). « A l’avenir, il sera question de la révision globale des textes législatifs et réglementaires. Le secteur de l’information a connu des avancées notables au plan de la presse et il est nécessaire de prendre toutes les dispositions visant l’amélioration de la formation des journalistes en vue de promouvoir une plus grande professionnalisation, notamment par la mise en œuvre d’une carte de presse », a ajouté le ministre.
A propos de ces textes, le ministre a fait savoir que l’urgence est de discuter d’abord avec les éditeurs et les représentants des journalistes pour trouver un dénominateur commun pouvant empêcher la dérive constatée à plusieurs niveaux de l’exercice de la profession de journaliste. S’agissant de la publicité, M. Mehal a ajouté que pour remédier à l’anarchie qui prévaut dans ce secteur, il faut un code de l’information qui donnerait lieu à la promulgation des lois relatives à la publicité. A propos de la télévision nationale et ses programmes diffusés, jugés, il faut le dire, médiocres, la même source a mis l’accent sur une couverture « objective et professionnelle » des évènements tout en n’omettant pas de relever tous les problèmes des citoyens. « A la télévision et la radio, tous les deux sont des médias lourds et sensibles, le travail doit se faire par l’ensemble des journalistes d’une manière objective et professionnelle. Les problèmes récurrents des citoyens doivent être soulignés sans exception. Il vaut mieux qu’on évoque nos problèmes nous-mêmes que de les voir traiter par des médias étrangers. J’ai toujours dit que les problèmes algériens doivent être traités par des Algériens », a insisté le ministre.
[via] Salah Benreguia, latribune-online.com