Contestation des contractuels de l’éducation et des communaux :
Sidi Saïd et Benbouzid dénouent la crise

Pour l’« amélioration des conditions de travail des employés des communes »
Le statut des travailleurs communaux est fin prêt. Tout comme la décision portant régularisation de la situation professionnelle des 29.000 contractuels de l’éducation.
« Les dossiers du régime indemnitaire et des statuts relatifs aux collectivité locales sont sur la table du Premier ministre », a déclaré Youcef Mechdar, coordonnateur des sections syndicales affiliées à l’Union générale des travailleurs algériens, Union de wilaya d’Alger. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le représentant syndical a tenu à rassurer les travailleurs du secteur en précisant que les deux dossiers ont été approuvés par la direction de la fonction publique et que Sidi Saïd, le secrétaire général de l’Ugta, y est pour beaucoup.
Très reconnaissant, Youcef Mechdar n’ a pas manqué de souligner, à l’occasion, le rôle important joué par le leader de la Centrale syndicale lors des négociations qu’il a eues avec la Fédération des travailleurs du ministère de l’Intérieur.
Analysant ces statuts, le coordonnateur syndical affiche un réel optimisme même s’il reconnaît que « les textes comportent des points faibles qui seront examinés et traités ». Concernant leur application, l’invité de la Radio a indiqué que la signature des statuts se fera dans les tout prochains jours avant leur publication dans le Journal officiel.
Ne ménageant aucun effort pour l’« amélioration des conditions de travail des employés des communes », il a, également, profité de son passage à la Radio pour parler des indemnités qui, selon lui, seront effectives à compter du premier janvier de l’année 2008, conformément aux recommandations du ministre. La promulgation des statuts applicables aux travailleurs des collectivités locales met un terme au mouvement de protestation enclenché depuis des mois, et aux dissensions internes qui avaient fragilisé, à la longue, l’unité entre les employés du secteur et mis à mal l’autorité de l’administration.
❏ Collectif et administration n’étaient pas, vraiment, sur la même longueur d’onde.
☀ Le premier réclamait l’élaboration d’un nouveau statut qui mettrait fin aux « passe-droits » et aux disparités apparues, notamment, sur le plan indemnitaire et salarial.
☀ Le second était d’accord avec le principe, mais voyait d’un mauvais oeil tous ces mouvements de protestation et ces grèves à répétition qui avaient rendu la vie impossible à tout le monde.
Avec l’avènement de nouveaux statuts, travailleurs et administration vont renouer, enfin, avec le dialogue et la concertation qui font souvent défaut. Après de longues années d’attente, 27.000 enseignants qui exerçaient en tant que contractuels ont été, finalement, intégrés. C’est ce qu’a annoncé le premier responsable du secteur, Boubekeur Benbouzid, avant la rentrée. Pour les autres qui seraient plus de deux mille, le ministre de l’Education nationale a déclaré qu’ils ne pouvaient pas y prétendre et leur cas était scellé parce que ne possédant pas de licence dans les matières qu’ils seraient appelés à enseigner.
Dans ce cas, pourquoi alors avoir attendu tout ce temps pour le déclarer ?
Beaucoup enseignent depuis de nombreuses années et ont toujours répondu présent là où on le leur a demandé. Grâce à l’expérience qu’ils ont accumulée, ils peuvent encore aider le secteur qui a besoin de tous ses enfants pour progresser et se développer. Une formation supplémentaire de deux ou trois années ou un recyclage axé essentiellement sur le ou les matières à enseigner serait peut-être une solution.
[Via] Kaci Aggad, lexpressiondz.com