Algérie -Fin des contrats de moins de trois ans pour les joueurs
Une mesure qui favorisera la stabilité au sein des clubs
Photo : Riad
C’est ce qu’a annoncé le président de la Fédération algérienne de football, M. Mohamed Raouraoua, avant-hier, lors d’une conférence de presse. « Cette saison, nous n’allons pas intervenir. Les joueurs auront assez de temps pour choisir les clubs avec lesquels ils vont signer des contrats. Mais, dès la saison 2011-2012, il n’y aura pas de contrat de moins de trois ans », a-t-il déclaré. Une initiative qui est censée, selon lui, encourager la stabilité au niveau des effectifs au sein des clubs.
Il est sans rappeler que ces dernières années, de nombreux dirigeants d’équipe n’ont cessé d’exprimer, à chaque fois, leur colère vis-à-vis des contrats d’une seule année. En effet, de plus en plus de joueurs ne signent avec des clubs que pour une seule saison. Des clubs qui se retrouvent, ainsi, à chaque début d’exercice, forcés d’avoir recours à une opération de recrutement de grande envergure. Certaines équipes sont arrivées à recruter chaque saison pas moins d’une douzaine de joueurs. Un « chantage » qui ne fait qu’accentuer la crise dans laquelle se débat le football national.
Mais il faut dire que la responsabilité des présidents de club est également engagée. Sinon, qui les empêcherait de prendre une décision conjointe de ne plus recruter pour une seule saison ? Il est clair que les visions d’intérêt immédiat et « personnel » de chaque dirigeant l’emportent. Généralement, c’est quand un responsable de club n’a plus les fonds suffisants pour le recrutement de joueurs qu’il commence à dénoncer cette attitude. Si ces dirigeants s’étaient solidarisés autour de cette question, le problème ne se serait pas posé. Bien évidemment, Raouraoua ne veut prendre en considération que le point de vue des présidents de club. Il a indiqué, lors de cette conférence de presse, qu’il avait demandé à Ali Fergani, le président de l’Amicale des anciens internationaux, de se concerter avec les joueurs afin de mettre sur pied un syndicat et d’exprimer, pour leur part, leurs points de vue.
Sur un autre plan, Raouraoua s’est exprimé sur l’utilisation irrationnelle des ressources au sein des clubs. Il a signalé, à cet effet, que durant la saison dernière, aucune équipe n’a fait jouer plus de dix-huit joueurs durant tout l’exercice. En d’autres termes, dans chaque club, il y a environ sept joueurs qui n’ont pris part à aucune rencontre. Celui-ci a ajouté que, dorénavant, avec le contrat professionnel, un joueur qui ne joue pas plus de 10% des matchs avec son club peut rompre unilatéralement le contrat. Une mesure qui poussera ces mêmes clubs à ne recruter qu’à la hauteur de leurs besoins.
[via] Abdelghani Aïchoun, latribune-online.com