Algérie – Journée mondiale de la santé : L’urbanisation, un défi pour la santé publique
Cette année, le slogan « 1000 villes, 1000 vies » choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour objectif d’ouvrir les espaces publics à la santé, en organisant des activités dans des parcs, des réunions dans les jardins, des campagnes de nettoyage, des activités physiques et d’autres favorisant le bien-être.
Photo : Makine F.
Pour mieux sensibiliser sur ce phénomène, cette année, la célébration s’étalera sur 5 jours au lieu d’une journée comme cela a été le cas jusqu’à présent. Selon l’OMS, l’urbanisation est associée à de nombreux problèmes de santé liés à l’eau, à l’environnement, à la violence (et aux traumatismes de façon générale), à la mauvaise alimentation, à la sédentarité, ainsi qu’aux maladies non transmissibles telles que le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires (et à leurs facteurs de risque). En outre, l’OMS qui souligne que l’urbanisation présente un problème à plusieurs égards, explique que les populations pauvres qui vivent dans les villes sont plus touchées par un large éventail de maladies et autres problèmes de santé, et sont exposées à un risque accru de violence, de maladies chroniques et de certaines maladies transmissibles, telles que la tuberculose et le VIH/sida. Toutefois, l’OMS indique que des solutions existent pour s’attaquer aux causes sous-jacentes des problèmes de santé en milieu urbain. Elle a estimé, à cet effet, que l’aménagement urbain peut favoriser des comportements plus sains et la sécurité grâce à des investissements dans les transports, à l’installation de zones réservées à l’exercice physique et à la réglementation du tabac et de la sécurité sanitaire des aliments.
Selon le Dr Oulmane, président de l’Association prévention par l’image (Primage) l’OMS a déjà attiré il y a quelques années l’attention sur la relation entre la ville et la santé. Dans les années 90, une des journées mondiales de la santé avait eu pour thème « La ville et la santé ». « Depuis, il faut reconnaître, qu’aussi bien à l’échelle mondiale qu’à l’échelle nationale, les choses n’ont pas évolué. Je pense même que dans certains cas, les choses ont empiré pour certaines villes à travers l’accentuation de l’exode rural et les multiplications de bidonvilles », souligne le Dr Oulmane. « Tout cela a entraîné une augmentation des problèmes de santé de plus en plus difficiles à contrer… Je pense donc que l’OMS fait bien de faire une piqûre de rappel à nos consciences afin de nous amener à agir, tous, pour des villes saines avec des gens sains… ».
[via l’article d’origine ]
RF/APS., horizons-dz.com
publié, le 06 Avril 2010