Suppression du 12 S du dossier de demande de la carte d’identité nationale : Les demandeurs soulagés, mais…

La décision prise par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales de supprimer l’extrait de naissance n° 12 S du dossier de demande de carte d’identité nationale a été reçue avec soulagement par les citoyens.
Ces derniers, une fois cette contrainte levée, ont envahi les sièges des circonscriptions administratives afin de déposer leurs dossiers. Parmi les demandeurs et ils sont nombreux, figurent les candidats à l’examen du Baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen.
Dans la matinée d’hier, au niveau de la daïra de Dar El Beida, une cohue est constatée au niveau du guichet réservé à la CNI. Deux longues chaînes, l’une réservée aux femmes et l’autre aux hommes, se sont formées attestant ainsi de la facilité avec laquelle ces personnes ont obtenu leurs extraits de naissance alors qu’auparavant, la délivrance de ce document exigeait parfois plus d’une semaine.
Accompagnée de son père, une collégienne se dit satisfaite de cet allègement. «,Je me présente au BEM et mon grand-père est né au bled, pour le retrait de son extrait de naissance, mon père a du mal à y aller, donc je craignais qu’il tarde à me procurer le fameux document nécessaire pour établir le 12 S », explique-t-elle.
Même satisfecit affiché par une septuagénaire. « Mon père est né et décédé à Bordj Ménail mais mon grand-père est enterré à Ain Taya et ni moi ni mes frères ne disposant de document de sa naissance ou de son décès », affirme-t-elle. En effet, l’exigence du 12 S dans l’établissement de la CNI et du passeport est très mal vécue par les personnes âgées dont les parents sont souvent décédés et les documents égarés.
Mais la suppression du 12 S ne règle pas tout à fait les affaires des administrés. Un autre écueil les attend pour remplir le dossier de demande de la CNI : le certificat de nationalité. « Je me demande pourquoi on nous oblige à fournir ce document sachant qu’on doit remettre l’extrait de naissance des archives (le 12) qui comporte la mention de nationalité algérienne », observe une dame. Lui emboîtant le pas, une autre personne s’interroge aussi sur cette exigence.
« C’est incompréhensible, la nationalité est déjà mentionnée sur la première carte nationale d’identité alors pourquoi un autre document prouvant ma nationalité algérienne ? ». « Si on veut réellement alléger le dossier de la CNI, il faut le faire en profondeur», estime-t-elle.
[via] Souhila H., horizons-dz.com