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Algérie -Examen du baccalauréat 2011 :

Un début quelque peu difficile mais les candidats restent sereins

Le baccalauréat 2011 diffère de celui de 2010. Les sujets ne sont pas trop faciles, peut-être même qu’ils sont peu abordables. De nombreux élèves, parents d’élèves et des enseignants le pensent. C’est normal, le contexte n’est pas le même, diront certains.

En effet, comme nous avons pu le constater hier, au premier jour de l’examen, l’épreuve d’arabe, dans la filière des sciences expérimentales, pour ne citer que cet exemple, n’était pas à la portée de tous. « Ils tournaient autour de la même question… ce n’était pas clair » ont affirmé deux candidates, à la sortie du lycée Frantz Fanon, dans la commune de Bab El oued, à Alger. Les deux filles ne manifestent pas de la joie. Elles ne sont pas tristes, non plus.

« Ni les filles ni les garçons ne paraissent angoissés… Ils sont plutôt sereins » rapporte une surveillante. Et une autre d’appuyer: « peut être que l’épreuve d’arabe est un peu difficile mais les candidats ne s’affolent pas. D’habitude, je voyais des filles pleurer, des garçons fumer une cigarette derrière l’autre, cette fois-ci ils me paraissent vraiment calmes et confiants ».

En revanche, poursuit-elle, « dans les derniers examens du BEM, j’étais surprise de voir des garçons pleurer. Je les ai accompagnés moi-même pour se laver le visage. Ils avaient peur de ne pas réussir l’examen ». Selon l’enseignante, « ce comportement dénote une prise de conscience chez les adolescents. Ils ne veulent pas rater la marche ». Revenant sur le sujet du baccalauréat, sans juger du contenu, assurant toutefois qu’il est lisible et ne comporte pas d’erreurs, notre interlocutrice insiste sur le fait que l’organisation est bonne et les candidats eux-mêmes sont tranquilles: « Ils ne stressent pas, ils ne paniquent pas ». Bien au contraire, ils semblent prendre tout leur temps pour répondre aux questions: « Ce n’est qu’une demi-heure avant la fin de l’examen que les élèves ont commencé à quitter les salles. D’habitude, dès qu’ils voient qu’une épreuve ou un sujet est un peu compliqué, ils s’empressent de remettre leur copie ».

Contrairement aux années précédentes, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a autorisé cette année les journalistes de la presse nationale et les représentants des différents syndicats du secteur à entrer dans les centres d’examen et de correction pour voir de près les conditions d’accueil des candidats. Pour s’assurer surtout qu’il n’y a pas de facilités pour le « copiage » et une certaine souplesse dans la correction des copies. « C’est pour assurer la transparence totale » explique un représentant du ministère de l’Education nationale.

Aussi, l’examen se déroule sous haute surveillance, en augmentant le nombre des surveillants et en désignant dans chaque salle d’examen un « observateur » qui n’est pas du secteur. Tout ce qui entoure et marque cet examen crucial est enregistré par l’observateur. « On n’a rien à cacher » dira le représentant du ministère comme pour démentir, à l’avance, les accusations qui reviennent chaque année sur le gonflement des notes et l’allègement du barème de correction.

L’année dernière, soulignera une enseignant du lycée Okba, toujours dans la commune de Bab El Oued (Alger), il y avait les grèves, la colère des élèves et des enseignants contre la surcharge des horaires de cours et de travail… et d’autres problèmes d’ordre pédagogique. Dans les trois cycles, les élèves étaient perturbés. Pour cacher sinon corriger ses « erreurs », le ministère de l’Education nationale, pense l’enseignante, et d’autres avec elle, a opté pour des épreuves faciles et un système de correction souple. Ce qui a donné les résultats record, atteignant facilement les moyennes de 17/20 et 18/20 pour des élèves habituellement de niveau moyen.

Cette année, il n’y a eu ni grève ni autres problèmes qui pourraient affecter les élèves. La scolarité de tous les élèves, ceux de terminale, a eu lieu, dans des conditions normales. Pas de raison donc de recourir à une quelconque solution de replâtrage, pense l’enseignante. Aujourd’hui, les candidats des différentes spécialités passeront leur examen dans les matières essentielles. C’est à partir d’aujourd’hui que les choses seront plus claires, pour eux et pour les simples observateurs que sont les parents et les enseignants.

Pour rappel, 496 665 candidats passent leur examen du baccalauréat 2011. Les épreuves durent cinq jours. Elles ont commencé hier et prendront fin mercredi prochain.

[Via] Karima Mokrani, latribune-online.com

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