Abdelbaki Ben Ziane, président de la conférence régionale Ouest et recteur de l’université de technologie d’Oran : « Il faut donner le temps aux commissions de travailler »

Les portes du dialogue restent ouvertes aux étudiants, notamment ceux des grandes écoles et des écoles supérieures normales. Ils sont appelés à faire preuve de patience et surtout de laisser le soin aux commissions d’experts installées à l’issue de la conférence nationale du 27 mars dernier « d’accomplir leur mission dans la sérénité » et non pas dans un climat de « pression ».
C’est l’avis de M. Abdelbaki Ben Ziane, le recteur de l’université de technologie d’Oran qui a présidé la conférence régionale de la région Ouest. Invité hier à la radio nationale, ce dernier a souligné que les étudiants doivent faire confiance au ministère de l’Enseignement supérieur, faisant remarquer que l’ensemble des revendications soulevées ont été prises en charge. Un consensus a été dégagé, note-t-il, autour des questions relatives au maintien des deux systèmes, le classique et le LMD, le maintien de l’ingéniorat d’Etat et la multiplication des offres pour les postes graduations.
Il a été même question, ajoute l’intervenant, de signer des conventions interuniversitaires pour couvrir l’insuffisance d’encadrement. Ce dernier a fait savoir que seuls les étudiants des grandes écoles et ceux inscrits dans les écoles supérieures normales qui n’ont pas admis de mâturer la question en relation avec la correspondance entre le diplôme d’ingénieur d’Etat et le master ou d’avoir les deux diplômes. C’est la raison pour laquelle il a été décidé l’installation d’une commission d’experts pour les grandes écoles. « Celle-ci est seule habilité à pouvoir se prononcer du fait qu’elle s’appuiera sur l’approche dynamique basée sur les référentielles pédagogiques et scientifiques de formation », a souligné le recteur.
Pour les écoles supérieures normales, une autre commission a été mise en place conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale pour revoir les programmes des ENS en vue de les adapter au système LMD, note le même intervenant avant d’ajouter que des experts étrangers ont été sollicités pour étudier la question de correspondance, des volumes horaires et des contenus pédagogiques ainsi que les possibilités les plus appropriées pour l’installation des passerelles pédagogiques entre les deux systèmes. « Ce sont les mêmes experts qui nous ont accompagnés dans le démarrage du LMD. Ils ont de l’expérience dans les deux systèmes, il faut juste leur laisser le temps ».
Le ministère, dit-il, ne peut intervenir et interrompre les travaux des commissions d’autant qu’il y a eu débat au niveau des établissements et leur installation a été recommandée de commun accord lors de la conférence nationale. Et d’enchaîner, « à partir du moment où les débats ont été menés sur la base d’un certain nombre de références scientifiques et pédagogiques, nous ne pouvons pas abandonner et s’inscrire dans une démarche mécanique ». Il assurera qu’une chose est sûre, « c’est qu’il n’y a pas une remise en cause des diplômes ». L’interpellant sur le risque d’aller vers une année blanche, le recteur s’est dit optimiste indiquant que cela est à écarter d’autant que « la perturbation des universités a été partielle et nous pouvons rattraper les retards ».
Wassila Ould Hamouda,horizons-dz.com