La menace des balcons vétustes

chute d'un motif décorant le balcon d’un immeuble
Une partie d’un balcon et les planchers d’un étage se sont affaissés à la rue Mohamed Ichallalen (ex-Jean Jaurès), causant un mort et beaucoup de frayeur parmi les habitants de l’immeuble. Les opérations d’embellissement des façades n’ont concerné, pourtant, que le boulevard Mira où des balcons ont été restaurés dans des opérations menées au pas de charge. « Des paraboles ont été enlevées comme les climatiseurs. Certes, ces objets défigurent les façades mais les balcons non restaurés génèrent des conséquences plus dramatiques », s’indigne Nabil, résidant de la rue Colonel Lotfi, boulevard principal de Bab El Oued, non concernée par les travaux. A la rue Asselah Hocine à Alger-Centre, c’est les habitants qui ont pris l’initiative de « colmater eux-mêmes les brèches », la partie donnant sur la rue est complètement défigurée. Mais les habitants ne prennent souvent pas d’initiatives, laissant se dégrader cette partie des immeubles remontant à l’époque coloniale. « Quelques habitants sont corrects, le reste est un ramassis de va-nu-pieds qui ne respectent rien. Certains ne se gênent pas pour jeter leurs ordures par les balcons. Quelqu’un n’a pas trouvé mieux que de brancher carrément sa baignoire pour évacuer ses eaux usées par le balcon. Cela se passe à Alger-Centre. Malgré les reproches, le mis en cause ne veut pas entendre raison. J’en suis arrivé à la conclusion que cette catégorie de personnes ne méritent qu’une seule chose : leur expulsion de la ville pour les jeter en rase campagne ou en plein désert car ils sont incapables de vivre en société. Si l’Etat n’intervient pas pour trouver des solutions à ces situations, on risquerait de faire justice nous-mêmes », regrette un résidant d’Alger-Centre.
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Par Nadir Iddir
El Watan, publié le 17 Août 2009