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LES SÉNATEURS UNANIMES

« L’étudiant ne doit plus payer la taxe sur le transport »

L’étudiant touche, comme bourse, la dérisoire somme de 2700 DA par trimestre.

Les membres du Conseil de la Nation sont sortis, dimanche dernier, de leur mutisme pour faire une proposition pour le moins salutaire aux étudiants.
Etudiants Algeriens
En effet, intervenant en marge de l’examen du projet de loi de finances 2010, les sénateurs ont proposé la suppression des taxes sur les billets de transport pour l’ensemble des étudiants nécessiteux ainsi que des travailleurs à faibles revenus.

Le sénateur Mohamed Lazreg, l’un des initiateurs de cette proposition, a déclaré que les prix des billets de transport, notamment, l’avion, le train et le bus, « ne sont plus à la portée de l’étudiant et du simple travailleur », surtout que l’étudiant touche, comme bourse, la dérisoire somme de 2700 DA par trimestre.

Une somme qui, au demeurant, ne suffit même pas à couvrir ses besoins les plus élémentaires. La situation est encore plus grave surtout pour ceux qui effectuent leur cursus universitaire loin de leur lieu de résidence.

Nombreux, également, les travailleurs qui touchent un salaire nettement inférieur au Salaire national minimum garanti. De ce fait, de plus en plus de ménages peinent à boucler le mois. L’érosion du pouvoir d’achat, ajouté à la flambée vertigineuse qui a touché ces dernières années les produits de base, les légumes et les fruits ainsi que d’autres produits, ont mis les bourses à rude épreuve.
Aussi, payer en plus la taxe sur les billets de transport ne peut être que préjudiciable.

Cela en sachant que la majorité écrasante de la population algérienne utilise régulièrement les moyens de transport public. D’autre part, les sénateurs n’ont pas été sans exprimer leur indignation quant à ce qu’ils appellent « la politique du deux poids, deux mesures ». Selon eux, il est anormal que les étudiants et les travailleurs aux faibles revenus continuent à s’acquitter de la taxe de 17% sur les billets d’avion, alors que les hommes d’affaires paient uniquement la symbolique taxe de 07%. «Il est inconcevable que le gouvernement poursuive cette politique du deux poids, deux mesures», a martelé le sénateur Mohamed Lazreg.

Ce dernier a ajouté que, devant pareil état de fait, « la révision à la baisse de la taxe de 17% sur les billets des transports publics est indispensable ».

A quand d’autres propositions de ce genre et à quand leur adoption?

[ via l’article d’origine ]
Meriam Sadat, lexpressiondz.com
publié, Mardi 15 Décembre 2009

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