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3e Salon des exportations hors hydrocarbures :

Des mesures de stimulation en préparation

Photo : Slimen S.A.

Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a annoncé, ce jeudi, lors de l’ouverture de la 3e édition du Salon Djazaïr Export, consacré à la dynamisation des exportations hors hydrocarbures que des mesures sont en cours de finalisation pour consolider le programme national d’exportations hors hydrocarbures.

Le ministre qui a visité plusieurs stands d’exposants versés dans l’exportation a reconnu que les « exportations hors hydrocarbures ont connu une descente aux enfers », ce qui nécessite un véritable plan de sauvetage.

Il explique que l’Algérie a beaucoup perdu de ses potentialités même si plus loin, il relèvera une lueur d’optimiste avec pour le premier semestre en cours (les chiffres ne sont pas encore arrêtés), « un montant de plus 500 millions de dollars de recettes d’exportations réalisé ». Il faut noter que durant l’année 2010, les exportations algériennes hors hydrocarbures « ont culminé à 1,6 milliard de dollars » a-t-il rappelé.

Il ne fait pas de doute que l’exportation de produits algériens n’est pas un acte de tout repos car outre la découverte de marchés, c’est, des fois « la logistique de transport qui fait défaut », ont souligné des chefs d’entreprise qui ont beaucoup appris, y compris les subtilités de la certification, l’offre de produits respectueux de l’environnement qui sont autant de barrières nouvelles sur un marché de plus en plus exigeant.

M. Benbada a souligné que les exportations algériennes qui « sont en cours de formation » ont pour l’essentiel été constituées de l’agroalimentaire, l’huile d’olive, de l’exportation du sucre réalisée par le groupe Cevital qui réussit par le biais d’une de ses filiales, à placer sur le marché international du verre aussi. Cette entreprise privée a des « capacités exponentielles » en la matière, relève le ministre. L’Algérie devra à cet effet, « valoriser ses capacités » par la formation de compétences, poursuit-il. Celle-ci (la formation) devra porter, par exemple, sur le métier de conseiller à l’export. Et c’est ce qu’a assuré, en fait, le programme Optimexport qui a pris en charge la mise à niveau 40 entreprises algériennes ayant un fort potentiel d’exportation hors hydrocarbures.

Le ministre veut voir doter ces entreprises d’un potentiel humain capable de les accompagner par « des services (conseil) de qualité », car, selon lui, il ne suffit pas de dégager des excédents de production, encore faut-il disposer d’experts capables « de dénicher des marchés ». Pour Benbada, le fait de réduire les importations, en rendant certains produits disponibles localement, c’est-à-dire réaliser ce qu’on appelle « une substitution à l’importation, c’est déjà une autre forme d’exportation ».

Revenant sur la stratégie de relance des exportations hors hydrocarbures, M. Benbada détaille l’ensemble des mesures que le gouvernement a déjà prévues pour 2011 et qui devront être effectives dans « une à deux semaines ». Elles ont déjà fait l’objet, dit-il, d’un « consensus avec les opérateurs économiques » lesquels avaient dans le cadre de la tripartite convenu de dégager « un groupe de travail » qui sera chargé d’élaborer « une plate-forme de stimulants en faveur des exportations hors hydrocarbures ».

En fait, ce groupe qui va être installé incessamment, aura à « valider » ces mesures dites de stimulation du potentiel existant à l’image de l’institution d’un crédit à l’exportation, le renforcement du crédit à l’export et la création d’un guichet unique pour les exportateurs.

Autre proposition attendue, le renforcement de la logistique export, c’est-à-dire le transport par de « nouveaux investissements » et enfin, la mise en pratique du système de couloir vert visant à faciliter les procédures au profit des entreprises chargées d’exportation hors hydrocarbures.

[Via] K. Daghefli, horizons-dz.com

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