Une opportunité pour l’échange d’expériences et la définition de programmes efficaces
Séminaire sur les stratégies de la défense sociale et de lutte contre les fléaux de la délinquance de l’enfance abandonnée, des familles brisées et les problèmes sociaux
Les travaux du séminaire sur les stratégies de la défense sociale et de lutte contre les fléaux de la délinquance de l’enfance abandonnée, des familles brisées et les problèmes sociaux (3-5 octobre 2009) ont débuté hier après-midi à Djenane El Mithak.

L’ouverture de cette rencontre placée sous le haut patronage du Président de la République et organisée par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger en collaboration avec la Ligue des Etats arabes a eu lieu sous la présidence du Dr Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, en présence de Mme Nouara Saâdia Djaâfar, ministre de la Famille, de MM. El Hachemi Djiar et El Hadi Khaldi, respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de la Formation professionnelle, du représentant de la Ligue arabe, M. Ibrahim Essouri ainsi que des représentants des pays arabes.
Dans son intervention, le représentant de la Ligue arabe, M. Ibrahim Essouri, soulignera que les pays arabes doivent fournir beaucoup d’efforts pour arriver à des résultats satisfaisants en matière d’intégration sociale. Tout en notant que l’aggravation de la pauvreté influe sensiblement sur la prolifération de la délinquance, la dislocation des familles, les problèmes de santé. L’orateur estime que cette rencontre est une opportunité pour présenter les expériences des uns et des autres en matière de stratégies de défense sociale, ce qui permettra de revoir les méthodologies. Il insistera sur la nécessité de mettre fin à l’exclusion et à la marginalisation qui contribuera à une meilleure cohésion sociale.
Intervenant au nom des délégations des pays arabes, la représentante du Liban relèvera les mutations que traversent l’ensemble des pays arabes et qui s’accompagnent de phénomènes négatifs exigeant une attention particulière pour y remédier.
Dans ce cadre, la formation des responsables et travailleurs qui activent dans le domaine de la défense sociale en particulier dans la sphère de la famille et de l’enfance est de la plus haute importance, a-t-elle estimé. En relevant le niveau de formation, on contribuera à améliorer les programmes et les services dispensés au profit de la collectivité, notamment les couches les plus démunies qui sont les plus exposées aux dangers liés aux fléaux sociaux.
Pour sa part, Mme Nouara Saâdia Djaâfar, ministre de la Famille, soulignera la nécessité de conjuguer les efforts au plan régional pour lutter efficacement contre la délinquance et autres fléaux. Elle insistera sur l’impératif de faire en sorte que les programmes reposent sur les valeurs, la culture qui sont les nôtres. Mme Djaâfar notera que les programmes dédiés au soutien social bénéficient d’une enveloppe financière conséquente dans le cadre du budget de l’Etat.
Rappelant la rencontre des Chefs d’Etat et de gouvernement qui a eu lieu en 2000 consacrée à l’enfance ainsi que les efforts de la Ligue arabe qui a tracé des programmes, la ministre soulignera l’importance de l’évaluation. Pour sa part, M. El Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports, a estimé que la défense sociale constitue le dossier de l’heure dans le contexte des bouleversements qu’a connus le monde avec l’avènement de la mondialisation qui a transformé le monde en petit village.
Le ministre soulignera la nécessité du travail en commun vu qu’il n’est pas possible de lutter efficacement contre ces fléaux (drogue, crimes, dislocation de la famille…) en agissant isolément. Pour sa part, M. El Hadi Khaldi, ministre de la Formation professionnelle a mis en relief la nécessité de conjuguer les efforts avec la contribution de la famille, de l’école, de la société pour éduquer nos enfants, notant que l’école ne doit pas se contenter d’enseigner, elle doit aussi éduquer.
M. Khaldi citera l’enveloppe de 7 milliards de dollars par an consacrée par l’Algérie à l’éducation. Si on inclut l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, c’est 8,5 à 9 milliards de dollars qui sont alloués chaque année, soit 19 à 20 % du PIB.
A noter l’annonce par le Dr Ould Abbès de l’organisation par l’Algérie d’une conférence internationale sur la réconciliation nationale avant fin 2009, avec la participation de tous les pays membres de la Ligue arabe, de pays africains en proie à des conflits et de pays de l’Amérique du Sud.
[ via l’article d’origine ]
de M. Brahim, elmoudjahid.com
publié, le 04 Octobre 2009
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