Des hautes écoles refusent des inscriptions : c’est illégal
EXCLUSIF Certaines hautes écoles refusent-elles d’inscrire des étudiants par manque de place ? C’est ce qu’affirme la Fédération des étudiants francophones, témoignages à l’appui. Or, c’est illégal.

Après s’être vu interdire de réclamer des droits d’inscription complémentaires excessifs à leurs étudiants, les hautes écoles ont-elles trouvé une autre façon discriminatoire de faire face à leurs difficultés financières récurrentes ? La Fédération des étudiants francophones en accuse certaines de pratiquer des refus d’inscriptions parfaitement illégaux. Elle s’en ouvre dans une lettre au nouveau ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS), dont nous avons eu connaissance.
Dans cette missive également envoyée aux directeurs des 25 hautes écoles, la FEF s’indigne du fait que de plus en plus d’étudiants se voient refuser l’inscription ou placés sur une hypothétique liste d’attente au prétexte que l’établissement n’a plus assez de place pour les accueillir. C’est contraire au décret de 1995 qui organise l’enseignement supérieur hors université en Communauté française. Celui-ci prévoit explicitement le libre accès des étudiants à l’établissement de leur choix, à charge pour celui-ci d’adapter son encadrement et ses infrastructures si nécessaire.
Aucun chiffre disponible à ce stade. Mais, outre les témoignages, la FEF pointe du doigt certains règlements de hautes écoles qui fixent noir sur blanc des conditions d’admissions liées, par exemple, au nombre de places disponibles. Ou les limitent « pour des raisons d’infrastructure et de sécurité ».
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Par Phillippe Berkenbaum
lesoir.be, publié, mercredi 23 septembre 2009, 06:31