Les Algériens consomment 5 milliards de litres par an en produits laitiers :
« L’Etat subventionne plus de 50% du prix du sachet de lait », selon le PDG du directoire de l’ONIL

Photo : Lylia M.
Selon M. Soukhal, membre du Comité interprofessionnel du lait et PDG du directoire de l’ONIL, Office national de l’industrie du lait, l’Algérie enregistre « une consommation de 5 milliards de litres par an, produits dérivés compris mais seule la moitié est couverte par la production locale ».
Pour le responsable de l’ONIL, il y a deux types de subventions, celle portant sur le lait cru et celle sur le lait en poudre. Ce sont des enveloppes qui oscillent « entre 800.000 et un milliard de dollars », précise-t-il. En un mot, la production laitière est encadrée, explique-t-il, « par toutes sortes d’aides directes et indirectes, des subventions et ce par la contractualisation des producteurs avec l’ONIL avec les collecteurs …».
Le prix du lait avait atteint un pic sur le marché international en 2008 avec 3,501.4€3,501.4€ la tonne pour redescendre à 2500-3000 une année après. Mais, prévient-il, « avec une nouvelle hausse en 2011 qui va atteindre de nouveau les , ce n’est pas la moitié seulement que paiera l’Etat mais un peu plus », dira M. Soukhal. Ce dernier n’a pas caché le souhait de voir la filière se réorganiser davantage avec les comités représentatifs de la filière dont l’installation a donné des résultats en une année.
Pour le secteur avicole, c’est le même top, et c’est pourquoi – même si elle assure elle aussi les 50% de la demande – on l’a inscrit, dans ce salon, sous le générique de « aviculture – sortie de crise ». Car, la filière est désarticulée par un ensemble de contraintes dont la non-maîtrise des coûts. Quant aux viandes rouges, un expert nous précise que l’Algérie « n’importera plus de viande ovine pour la simple raison de l’existence d’une autosuffisance et même d’un petit excédent ». Celui-ci commence à poser problème car « s’il y a des opportunités d’exportations en Europe», nous dit M. Yaissi, ex-responsable à l’ONAB, il faudra attendre que nos abattoirs (en projets) « soient aux normes et expertisés par nos partenaires ».
[Via] K. D., horizons-dz.com