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Convention internationale sur les droits de l’enfant

L’Algérie en cohérence avec la législation internationale

Le 20 novembre 1989, les Nations unies ont adopté la Conférence relative aux Droits de l’Enfant (CDE), le premier dispositif international juridiquement contraignant qui intègre la totalité des droits de l’enfant tels que les droits à la survie, à la santé, à la protection, à l’enseignement et à une pleine participation dans la vie familiale, culturelle et sociale.

Photo : T. Rouabah

Photo : T. Rouabah


Depuis lors, 193 pays ont ratifié le traité. L’Algérie l’a ratifiée le 2 décembre 1992. Cette ratification couronne ainsi la panoplie des instruments juridiques ayant entouré l’enfant de la plus haute attention pour le préparer à assumer ses responsabilités le moment venu. Hier notre pays qui, à l’instar des pays ayant adhéré à cette convention, avait fêté la célébration du 20e anniversaire de celle-ci, a abrité à cette occasion un séminaire international de deux jours consacré à l’enrichissement des textes contenus dans ce document élaboré il ya deux décennies par l’Organisation des Nations unies.

Education

Sur le plan législatif , tous les enfants en âge de scolarité et âgés entre 6 et 16 ans ayant ont droit à la scolarisation gratuite dans les établissements publics et bénéficient des condition à même d’évoluer vers l’enseignement secondaire ,sinon vers l’enseignement et la formation professionnelle. Pour cela plusieurs mesures ont été engagées afin de concrétiser ce droit et notamment :

• La réalisation des infrastructures scolaires partout dans le pays pour tous les enfants en âge de scolarité
• Mise à la disposition des enfants scolarisés de structures accessoires nécessaires ( bibliothèques , cantines , transport etc )
• Prise en charge des enfants hospitalisés pour longtemps afin de poursuivre leur scolarité
• La santé à l’école
• L’interdiction de la sanction corporelle et toutes formes de violence morale dans les établissements scolaires

Sport et activités socioculturelles

Les enfants peuvent adhérer à trois sortes de programmes ,à savoir :
les activités socioéducatives sectorielles dans le domaine de la jeunesse et le sport, celles qui sont engagées en partenariat avec la société civile et celles qui font l’objet de coordination entre différents secteurs. Aussi les enfants en Algérie ont droit aux activités scientifiques et techniques (informatique , environnement ,électronique etc) , et à toutes sortes d’activités artistiques et culturelles, sus l’artisanat. Il convient de souligner qu’à elles seules , les maisons de jeunes s’ouvrent à plus de 658709 enfants ayant moins de 18 ans. S’agissant des activités sportives, il y a lieu de signaler que plus de 359403 enfants sont affiliés dans les structures de sport à travers 26 spécialités.

Coopération

Ce programme vise un certain nombre d’objectifs, notamment celui de parvenir à ce que les enfants et les femmes « jouissent de leurs droits à un accès équitable aux services de santé, d’éducation et de protection de qualité ».

Il vise également une réduction du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans et du taux de mortalité maternelle de 25%, selon les missions attendues de ce programme qui prévoit aussi de « garantir une éducation préscolaire de qualité à 90% des enfants de 5 ans, et recommande que tous les enfants âgés de 6 à 15 ans soient inscrits à l’école et bénéficient d’une éducation de qualité ».

Dans ce contexte précis, le programme envisage que les classes préscolaires soient créées selon les normes et standards de qualité et que les éducateurs soient formés pour dispenser une éducation d’éveil et d’épanouissement.

L’amélioration de la santé maternelle et infantile est au cœur de ce programme, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud. Ce programme porte également sur le renforcement du système d’information continue pour la surveillance des grossesses et des causes de décès, ainsi que la pérennisation des acquis en matière de vaccination, de prévention de la déshydratation et de la prise en charge des infections respiratoires aiguës, et des infections par le virus H5N1 (grippe aviaire).
Zoheir Meziane

Farouk Ksentini : “Réussite incontestable des actions entreprises en Algérie”

Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini, s’est félicité hier à Alger de la réussite « incontestable » des actions entreprises par l’Algérie dans le domaine des droits de l’enfant. Intervenant à l’ouverture d’une conférence sur « La Convention des droits de l’enfant dans les politiques publiques », M. Ksentini a souligné les « efforts » fournis par l’Algérie pour promouvoir les droits de l’enfant, notamment en matière d’alimentation, de santé, d’éducation et de loisirs. Il a estimé néanmoins que « le chemin restant à parcourir pour faire prospérer davantage les droits de l’enfant est encore long ».

Pour M. Ksentini, il est « vital » de passer à une phase d’application « plus ciblée, plus fine et mieux évaluée » dans ce domaine. « L’intérêt supérieur de l’enfant nous le recommande et les exigences de demain nous l’imposent en raison de cette phase particulière de transition économique que vit le pays », a-t-il indiqué. Le président de la CNCPPDH a mis en exergue, à cette occasion, les actions menées en direction de l’enfant et qui ont permis, a-t-il dit, d’atteindre des résultats « probants », notamment le Plan national d’action multisectoriel. M. Ksentini a également souligné dans ce cadre l’intérêt de promouvoir des « partenariats collectifs » en vue d’affronter les questions relatives à l’enfant, ajoutant que le programme tracé pour les années à venir devrait permettre de mieux cerner la part des dépenses publiques qui lui sont consacrées. Le représentant résident de l’UNICEF en Algérie, M. Manuel Fontaine, a évoqué, pour sa part, la situation des enfants dans le monde, relevant que 148 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale.

Les enfants malades, analphabètes, orphelins ou pauvres doivent être les catégories « prioritaires » dans les politiques publiques et les politiques sociales en particulier, a-t-il dit.

Après avoir relevé que la Convention relative aux droits de l’enfant est le traité « le plus ratifié dans l’histoire de l’humanité » (193 pays sur 195), M. Fontaine a présenté le contexte mondiale actuel, marqué par une « grave crise financière et une hausse des prix des produits alimentaires qui fait craindre une aggravation de la pauvreté ».

Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Djamel Ould Abbès, présent à cette rencontre, a affirmé, de son côté, que « la situation de l’enfant a toujours inspiré les politiques sociales du pays ». Rappelant que l’Algérie a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant en décembre 1992, il a souligné que celle-ci a constitué « le couronnement d’une panoplie d’instruments juridiques ayant entouré l’enfant de la plus haute attention ».

[ via l’article d’origine ]
de Zoheir Meziane, APS , elmoudjahid.com
publié, le 25 Novembre 2009

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