Pêche du thon rouge au large des côtes algériennes : Les étrangers exclus
Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutique est catégorique. A partir de l’année en cours, les exploitants étrangers ne prendront plus part à la campagne de pêche au thon rouge dans les eaux sous juridiction algérienne, désormais réservée aux opérateurs locaux.
Photo: Fouad S.
Le ministère souligne que notre pays dispose de thoniers équipés pour la pêche de ce poisson, précisant que l’interdiction par l’Algérie d’exporter cette espèce dépendrait de la décision de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées qui se réunit actuellement à Doha au Qatar. En outre, conscients de la menace de disparition qui pèse sur ce grand migrateur, les Etats-Unis et l’Union européenne soutiennent sa suspension du commerce international, à une différence près que l’UE souhaite une mise en œuvre de la décision différée jusqu’à la réunion des scientifiques de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Cites) qui se tiendra en novembre prochain. Un délai qui lui permettra de sauver la campagne de pêche de l’année en cours, dont l’ouverture et prévue en mai prochain. Comme attendu, le Japon, qui consomme plus de 80% du thon rouge pêché dans le monde, compte s’opposer à une inscription à l’Annexe I, puisqu’il juge que cette espèce n’est pas menacée d’extinction.
L’inscription dans l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction signifie que ce grand poisson est interdit de commerce international. L’inscription du thon rouge dans l’Annexe I de la convention a été proposée par la principauté de Monaco en 2007 après un constat faisant état de disparition des deux tiers des stocks de cette espèce en Méditerranée. Depuis son entrée en vigueur en 1975, la Cites régule ou interdit déjà le commerce de 34 mille espèces de faune et de flore sauvages.
[ via l’article d’origine ]
Djamel O., horizons-dz.com
publié, le 14 Mars 2010