Le PSG encore trop court
FOOT – Egalisation miracle des Lyonnais dans les dernières minutes…
Encore une fois, le PSG a craqué en fin de match. Après Montpellier, et surtout Monaco, les Parisiens se font donc une spécialité des dernières minutes qui font mal. Et le fait que l’égalisation ait été signée par un Bafétimbi Gomis hors-jeu après une faute non sifflée sur Chantôme n’est pas vraiment de nature à leur mettre du baume au cœur.

Si les Lyonnais repartent du Parc avec un point, ils le doivent surtout à Hugo Lloris, comme le reconnaît Grégory Coupet: «S’il n’y avait pas eu Jésus en face, je pense qu’on aurait même inscrit plus d’un but. Car ce soir, c’est Lloris qui fait la différence.» A la mi-temps, Paris mène 1-0, grâce à une innovation tactique d’Antoin Kombouaré. Pour pallier l’absence du principal créateur parisien, Stéphane Sessegnon, le coach kanak sort un inédit 4-3-3 de son chapeau, avec Hoarau dans l’axe, encadré d’un luyindula en pleine forme à gauche, et de Giuly à droite. Principale conséquence, un rapprochement sur le terrain du géant et du lutin, comme aux plus belles heures de la saison dernière, quand les deux formaient l’attaque parisienne.
Le big four s’éloigne
Résultat, un but plutôt hallucinant de Giuly sur une passe de Hoarau à la demi-heure de jeu: Giuly, lancé en profondeur centre pour Luyindula, de l’autre côté de la surface. L’international préfère remettre en arrière vers Clément, qui glisse à Hoarau, toujours dans la surface. Frappe, non cadrée, mais Giuly, à la limite du hors-jeu, dévie le ballon du bout du pied. Les amateurs de billard apprécieront, le banc lyonnais beaucoup moins: l’ancien portier des Bleus Joël Bats, se fait envoyer visiter les tribunes par l’arbitre, Fredy Fautrel.
Claude Puel, lui, bout sur son banc, agacé par l’indigence offensive de son équipe. Les rentrées de Pjanic, Ederson, et surtout Gomis sont finalement payante, même si la vue du classement ne devrait pas redonner le sourire aux deux coachs: Lyon voit Bordeaux s’échapper et Paris a manqué une belle occasion de relancer la thèse du big four à la française (Bordeaux, Marseille, Lyon, Paris). Pourtant, au vu de la prestation de Lyon, l’époque du big one est bien révolue.
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Par Pierre Koetschet
20minutes.fr, publié, le 21.09.09 à 08h24