Les réseaux sociaux nuisent à l’économie
En Grande-Bretagne, les réseaux sociaux susciteraient la perte de 14 milliards de dollars par an…
Les principaux réseaux sociaux utilisés en France sont: Facebook, Twitter et Myspace DR
Plus de la moitié des salariés britanniques va sur Facebook, Twitter et Myspace au travail; et un tiers y passent une demi-heure par jour. 2 millions de gens – ou 6% des travailleurs britanniques – y passent plus d’une heure par jour, à ajouter des amis et à mettre des photos, des vidéos, les regarder… Résultat: le manque de productivité ferait perdre à l’économie britannique 14 milliards d’euros par an.
Mais beaucoup de salariés contestent les résultats de cette étude. Ils y passent effectivement beaucoup de temps, mais seuls 14% admettent être moins productifs. A l’inverse, 10% estiment que les réseaux sociaux augmentent leur productivité.
De plus en plus, les internautes apprennent à être multi-tâches; passer du temps à updater ses statuts ne signifie pas nécessairement ne pas faire autre chose en même temps. Avant les réseaux sociaux, l’esprit des salariés vagabondait autrement, et que les temps de déconcentration existaient de la même manière mais restaient moins visibles.
Interdire les réseaux sociaux au travail
Lee Fayer, de la direction de MyJobGroup, qui a conduit l’étude de 2010 estime néanmoins que les résultats « montrent clairement que les Britanniques passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux, et si l’on n’y prête pas attention, cela pourrait avoir des répercussions négatives sur la productivité de beaucoup d’entreprises à travers le pays ».
Et de préconiser: « Les sociétés feraient bien de réglementer l’usage des réseaux sociaux durant les heures de bureau, et de vérifier que leurs employés n’abusent pas de leur liberté d’accès à ces sites ».
Mais régir l’accès à ces sites n’est pas forcément la solution. Les deux tiers des travailleurs britanniques interrogés dans cette enquête, s’opposent à une interdiction des réseaux sociaux au bureau. En France, en 2008, alors que le taux de pénétration des réseaux sociaux dans la population était bien moindre, 39% des 18-24 ans s’étaient dit prêts à quitter leur emploi s’ils n’étaient plus autorisés à accéder à des applications telles que Facebook ou YouTube.
Parler de son entreprise
Une autre question subsidiaire inquiète les entreprises. Si les employés updatent leur statut pendant qu’ils sont au travail, ils le font parfois à propos du travail en question, dénigrant leur société ou les clients. Et oubliant que leurs profils sont parfois consultables par n’importe qui.
[via] C.P., 20minutes.fr