algerieautrefois - le site

Revue aléatoires de nos articles

algerieautrefois - le site

Face à l’Angleterre, les états-unis et la slovénie

L’Algérie fera-t-elle mieux qu’en 1982 ?

coupe du monde - Algerieà la différence des sélections algériennes présentes aux Coupes du monde de football en Espagne et au Mexique, celle qui fera le déplacement en Afrique du Sud part avec deux longueurs d’avance qui sont le mental et le professionnalisme. Le professionnalisme au sens du métier de joueur prédestiné pour cela et surtout forgé en ce sens. Comme il y a cet autre professionnalisme dont n’ont pas disposé leurs aînés de 1982 et 1986 et qui relève des moyens d’accompagnement consentis à la sélection nationale. Incontestablement, la logistique et l’intendance mises à la disposition de l’EN ont très nettement contribué à ses succès et sa double qualification. Le tout, bien entendu, grâce à l’omniprésence des responsables des instances nationales du sport et plus particulièrement Raouraoua qui a effectivement pesé de tout son poids et surtout de son expérience pour que, de bout en bout, le parcours se fasse sans faute. Exception faite pour le match traquenard du Caire dont il a par ailleurs très bien exploité les dépassements et fait bénéficier la sélection nationale par une gestion intelligente du dossier.

C’est donc plus sur le registre du mental et de la rigueur sur le terrain qu’il faudrait faire confiance à Saïfi et ses coéquipiers d’autant que pour évoluer dans leur quasi-intégralité dans des championnats européens, il est évident qu’ils partiront à chances égales au sein du groupe dans lequel ils se sont retrouvés après le tirage au sort d’hier.

Si les Etats-Unis n’arrêtent pas de monter en puissance depuis le jour où ils ont décidé de s’intéresser au football et ils l’ont encore prouvé en terminant finalistes de la dernière Coupe des confédérations, difficilement arrachée par les Brésiliens en Afrique du Sud, la sélection de la perfide Albion ainsi que les Slovènes restent jouables pour notre équipe nationale.

Comme il n’y a plus de suprématie incontestable à ce stade de la compétition, Gaouaoui et ses camarades évolueront dans un tout autre contexte que celui des phases éliminatoires. Autrement dit, ils fouleront à chaque fois le terrain avec la conviction qu’à ce niveau tout est à gagner pour peu qu’il existerait une volonté derrière et la hargne qui les a caractérisés depuis que s’est dessinée l’équipe-type dans ses différentes modulations, qu’elles soient dictées par la nécessité ou l’impondérable.

Il est clair qu’Anglais, Américains et Slovènes vont jouer la prudence, ce qui au demeurant est normal. Les moyens de résoudre les équations restant, par voie de conséquences, concentrées dans les mains des coaches et la capacité des staffs techniques à décortiquer celui de ou des adversaires. Cela, Saadane le concèdera certainement «se fera à partir du jour même du tirage au sort».
La préparation d’ici le mois de juin prochain est également primordiale comme pourrait l’être la préservation de la forme des joueurs constituant l’ossature de la sélection nationale et éventuellement de ceux parmi les autres qui pourraient être libérés pour différentes raisons (méforme, absence de temps de jeu, blessures et autres incompatibilités) et, par voie de conséquence, aussi de ceux qui les remplaceront.

En tout état de cause, il ne serait nullement exagéré, sinon prétentieux, de voir cette sélection nationale qui a du «chien», comme dirait Eric Gerets, passer le premier tour. La question n’est plus de bousculer des valeurs ou bouleverser un ordre établi comme l’ont si bien fait Madjer, Belloumi et les autres en 82 en terrassant la Manschafft ou encore en baladant les Brésiliens en 86 mais de confirmer la bonne santé du football algérien. Du moins celui pratiqué par les camarades de Ziani. Ce qu’a réalisé le Cameroun, le Sénégal, le Ghana… l’Algérie peut aisément le rééditer.

[ via l’article d’origine ]
Par A.Lemili, latribune-online.com
publié, le 05 Décembre 2009

Recherche Innovant News
Pourquoi pas !

Gator Website Builder