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Un défi à relever : Du pétrole c’est bien, des idées c’est mieux

L’Algérie ne peut plus dépendre des hydrocarbures. Une affirmation de plus en plus évoquée par les experts économiques, notamment hier lors du forum El Moudjahid.

Photo: Fouad S.

Lors d’un débat animé par des experts de l’énergie, de l’environnement et des ressources humaines, les intervenants ont appelé à la nécessité d’une stratégie basée sur la formation pour relever les défis lancés dans le programme du gouvernement.

« L’Algérie doit, tout d’abord, être actuelle, suivre tout ce qui se passe ailleurs en matière de développement. Ensuite, elle doit regarder dans son rétroviseur et évaluer toutes les réalisations et projets, bons et mauvais, qu’elle a entrepris ces dernières années. Enfin, elle ne doit plus gaspiller son argent et ses ressources humaines !», estime Khaled Boukhelifa, expert en énergie et en environnement.

« Il nous a fallu 20 ans pour réaliser une unité de dessalement d’eau de mer ! Et maintenant, l’Algérie parle d’installer une unité dans chaque village ! Nous passons d’un extrémité à l’autre. L’Etat gaspille de l’argent en utilisant les fonds non pour fabriquer les outils dont elle a besoin mais en les important.

Le citoyen gaspille également l’argent quand il exploite mal l’énergie et l’eau. Et puis, le gaspillage des ressources humaines, parce qu’au lieu d’exploiter les compétences que nous avons, nous faisons appel à des compétences installées à l’étranger », explique-t-il. Dans le même contexte, en matière de compétences, Abderrahmane Mouafek, ancien directeur général de l’INPED (Institut national de la productivité et développement industriel) affirme que l’Algérie ne produit plus d’ingénieurs ! « L’Algérie a fermé des instituts spécialisés, notamment dans l’électricité et l’électronique. Aujourd’hui, dans sa nouvelle stratégie, l’Algérie affirme ne pouvoir compter que sur elle-même. Or, pour ne compter que sur soi-même, il faut des compétences, à former d’abord, à motiver ensuite ».

Car il faut savoir, poursuit-il, que nos compétences ne sont pas assez rémunérées. « Nos entreprises évoluent dans une sphère purement sociale, sans mettre en valeur les personnes clés. Quand les compétences sont traitées de la même façon que les autres, ne sont pas valorisées, elles quittent leurs postes et vont ailleurs, à l’étranger. C’est comme cela que nous perdons nos ressources humaines », avertit-il.

[ via l’article d’origine ]
Farida Belkhiri, horizons-dz.com
publié, le 06 Janvier 2010

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