Le vinyle se connecte au numérique
AUDIO – Les platines destinées à numériser ses disques microsillon connaissent un franc succès…
Le bon vieux microsillon serait-il en passe de refaire un tube? Pas exclu. De plus en plus de nouveaux disques, comme celui des Arctic Monkeys sortent simultanément en CD et vinyle. Mais pour Ion, ce retour en grâce va un peu plus loin. Chaque platine proposée permet non seulement de lire les albums, mais aussi de les encoder.

Au choix: sur clé USB, sur carte SD et même sur iPod. Pratique pour profiter des morceaux sur un ordinateur, voire les transférer vers un baladeur. Budget : de 129 à 219 euros, selon l’appareil.
« C’est un niche, mais on s’y sent bien »
« Cela permet aussi de se constituer une discothèque numérique à bas prix ou de numériser des titres qui n’ont jamais été édité en CD », note Cédric qui écume les brocantes à la recherche de vieux vinyles, souvent payés 2 ou 3 euros pièce. Arrivée sur le marché en 2006, la marque Ion avoue vendre en France de 40.000 à 50.000 de ces platines chaque année. Pas négligeable. « C’est une niche, mais on s’y sent bien », avoue Philippe Lecomte, directeur marketing Ion. Tellement bien que la concurrence s’active.
Pour les fêtes, la marque Denon lance elle aussi son lecteur vinyle/USB, la DP-200USB (299 euros). Amusant, « beaucoup de jeunes qui n’ont jamais connu les disques à microsillon s’achètent ce genre de matériel », observe Daniel, vendeur chez Boulanger. « Mais ce n’est pas un marché qui ira croissant, on bénéficie de l’effet de mode », consent Philippe Lecomte.
Reste que les puristes ne se satisferont pas seulement d’une simple numérisation. Quelques bidouilles avec des logiciels fournis, comme « EZ Vinyl » chez Ion ou « Trans Music Manager » chez Denon sont nécessaires si l’on veut séparer les morceaux encodés en différents fichiers, voire les identifier ou en corriger les imperfections.
[ via l’article d’origine ]
de Christophe Séfrin, 20minutes.fr
publié, le 16 Novembre 2009