Téléphonie mobile : Le Russe Vimpelcom accepte de céder la majorité de Djezzy à l’Etat algérien
Le groupe russe Vimpelcom a accepté de céder à l’Etat algérien la majorité du capital de l’opérateur téléphonique » Djezzy « , a annoncé aujourd’hui dans un communiqué le ministère des Finances.
Les deux parties ont signé à cet effet samedi un » Protocole d’Accord » (mémorandum d’entente) dans lequel ils ont confirmé leurs intentions de poursuivre les modalités de cette session, a fait savoir le ministère.
Le groupe russe de télécommunications Vimpelcom a toutefois indiqué aujourd’hui qu’un » prix acceptable » était une des conditions pour la vente de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy à l’Etat algérien.
» Vimpelcom est d’accord pour réfléchir à la vente d’une part majoritaire d’OTA mais soumet cette vente à un prix acceptable et à d’autres conditions « , a indiqué le groupe russe, basé à Amsterdam, dans un communiqué.
Le ministre algérien des Postes et Télécommunications Moussa Benhamadi avait annoncé dimanche qu’Alger rachèterait 51% de Djezzy mais que la date et le montant de la transaction devaient encore être déterminés.
Vimpelcom avait racheté en mars 2011 l’italien Wind Telecom, qui détenait 51% de l’Egyptien Orascom Telecom Holding (OTH), lui-même propriétaire de 97% du capital d’Orascom Telecom Algérie (OTA), qui opère dans le pays depuis 2002 sous le nom commercial de Djezzy.
Le ministère algérien des Finances et Vimpelcom » vont lancer un processus pour établir la valeur d’OTA « , précise Vimpelcom, soulignant qu’OTH n’a pas participé aux discussions sur le protocole mais que son accord sur la vente était nécessaire.
Des négociations s’étaient tenues dans le plus grand secret à Alger à l’automne au sujet de Djezzy que les Algériens s’étaient déclarés déterminés à acquérir. Vimpelcom a évalué Djezzy à environ 8 milliards de dollars, un chiffre jugé exagéré par Alger.
Un différend oppose depuis près de deux ans OTH et le gouvernement algérien concernant Djezzy – qui comptait en août 2011 plus de 16 millions d’abonnés, contre quelque 10 millions pour le groupe public algérien Mobilis que l’Etat voulait racheter à un prix contesté par le groupe égyptien.
[via] Amine Taha, algerie-plus.com