Le Mondial : La Nouvelle-Zélande tient en échec la Slovaquie
Groupe F : Nouvelle – Zélande – Sovlaquie 1 – 1 La Nouvelle-Zélande a marqué le premier point de son histoire en Coupe du monde, en arrachant dans les arrêts de jeu un nul (1-1) contre des Slovaques décevants, ce mardi à Rustenburg. Après le nul de l’Italie, hier face au Paraguay, l’issue est plus que jamais indécise dans ce groupe.

Les Slovaques semblaient avoir assuré l’essentiel sur une tête décroisée de l’attaquant Robert Vittek, en position de hors-jeu sur un centre de la droite de Stanislav Sestak (50). Mais sur la dernière offensive des « All Whites », le défenseur Winston Reid s’élevait au-dessus de Martin Skrtel pour répondre du tac au tac (90+3).
« Je suis heureux d’être le premier buteur en Coupe du monde dans l’histoire de mon pays, a déclaré Vittek. Mais là, c’est la déception qui l’emporte d’avoir pris ce but à la dernière minute. C’est un cauchemar. Cela ne doit pas arriver à ce niveau. Là, ce qui l’emporte, c’est qu’on a perdu ce match (sic). Cela va être compliqué maintenant. Il faut relever la tête avant un match difficile contre le Paraguay. C’est un coup dur mais il
faut continuer. Même si on risque de regretter ces deux points envolés ».
« C’est une petite tragédie sportive de prendre ce but à la dernière minute. Nous étions la meilleure équipe, a confié de son côté Vladimir Weiss, l’entraîneur de la Slovaquie. C’est dommage que nous n’ayons pas exploité nos occasions. On n’a pas su gérer le temps additionnel. On jouera notre va-tout contre le Paraguay et après on verra. On est triste. Mais nous devons gérer ce coup dur. J’espère que nous saurons livrer un bon match contre le Paraguay. Ce but vient d’une erreur. Mais on en a commis plusieurs… »
La bande du capitaine de Blackburn, Ryan Nelsen, a déjà fait mieux que les pionniers du Mondial-1982, seule apparition néo-zélandaise dans la compétition, qui avaient perdu leurs trois rencontres. Un exploit pour un pays qui ne compte qu’une équipe professionnelle et qui s’est qualifié en écartant des adversaires très modestes : Vanuatu, les Fidji, la Nouvelle-Calédonie et Bahreïn.
Mais ce match est surtout une excellente nouvelle pour l’Italie et le Paraguay, qui s’étaient séparés sur le même score lundi. Car la Slovaquie, dont c’est la première participation au Mondial, semble incapable de jouer le rôle de trouble-fête du groupe.
Arrivée avec une réputation d’équipe offensive, elle a déçu, à l’image de sa star, le milieu Marek Hamsik. Hormis sur le but, le gardien Mark Paston, pourtant fébrile, n’a été sollicité que sur un tir lointain de Hamsik (43).
Bien organisés, les « All Whites » ont été plus dangereux, les attaquants Chris Killen (5) et Shane Smeltz (37) chauffant les gants de Jan Mucha. Smeltz, qui aurait pu égaliser s’il avait cadré son coup de crâne (88), s’est rattrapé en adressant un centre pour la tête historique de Reid (90+3).
« On va continuer de rêver »
« On a un vestiaire très fier. On était venu avec des intentions et on a su les mettre en application contre une équipe de valeur. Il y a 28 ans, c’était une chance pour le football en Nouvelle-Zélande, on espérait tous quelque chose. Mais au final, cette année, cela ne pouvait qu’être mieux, a analysé Ricki Herbert, le sélectionneur de la Nouvelle-Zélande. Ce groupe a établi une plate-forme sur laquelle nous allons pouvoir travailler dans les quatre ou cinq prochaines années. C’est à placer au sommet de l’histoire du sport dans le pays. On n’avait jamais pris un point en Coupe du monde. Je suis très heureux. Le sport que j’aime va remplir les journaux et occuper l’antenne dans les prochains jours en Nouvelle-Zélande. »
[via] (D’après AFP), lesoir.be