Secteur des transports : 2011, l’année des premières lignes ?
Il est l’un des critères définissant la qualité de la vie. C’est un secteur stratégique. Le transport est l’un des plus grands chantiers de l’Algérie. Après les 700 milliards de dinars alloués pour le plan quinquennal 2005-2009, le secteur bénéficie de 2 800 milliards dans le nouveau programme 2010-2014, dont 19,3 milliards attribués dans la loi de finances 2011.
Photo : S. Zoheir
C’est que le pays est vaste et les challenges importants. Air, terre, mer, les projets sont nombreux et les attentes énormes. Qu’en sera-t-il pour cette année 2011 ? Dans ce secteur éminemment complexe et alambiqué, les délais d’achèvement des projets et leurs réception sont durs à fixer. Se hasarder sur une date précise est « casse-gueule ». Du moins, les annonces sont là et certaines réalisations ont finalement vu le jour.
En matière de transport urbain, trains, tramways et métro monopolisent l’attention. Pour les trains de banlieue, la généralisation de la mise en service à Alger de ces voitures électriques, confortables et sécurisées avait comme ultimatum le 1er janvier 2011. Une aubaine pour les habitants de la périphérie qui seront rassurés sur l’invariabilité des tarifs. Le tramway est un autre moyen de transport adopté pour tenter de décongestionner les villes. Un premier tronçon de celui d’Alger devrait être mis en exploitation en avril prochain. Il s’agit de la partie reliant Bordj El Kiffan à Bab Ezzouar, longue de 7,4 km. Rappelons que, dans sa totalité, le tracé devait relier la banlieue est d’Alger au centre-ville, soit plus de 23 km. Les travaux sur le tram d’Oran (Senia-Sidi Marouf) sont également engagés. Le plus gros sera achevé en début d’année, selon le ministre de tutelle. Quant aux six autres (Sétif, Annaba, Sidi Bel Abbès, Batna, Ouargla et Mostaganem), les projets en restent au stade d’étude.
Quant au métro d’Alger, celui-là même qui a fait couler beaucoup d’encre et fait autant de remous, il est dit que la première ligne reliant la Grande-Poste à haï El Badr (9,5 km) sera opérationnelle à partir de cette année 2011. A noter que l’année 2010 a vu la poursuite des travaux de ce métro ainsi que la réalisation de nouvelles extensions vers la place des Martyrs et El Harrach. Un autre moyen de transport censé faciliter la mobilité des citoyens et pris en compte de la stratégie globale du transport est le téléphérique. Celui du palais de la Culture à Alger a été réceptionné en février 2010 ; celui d’Oran mis en service. Le téléphérique reliant Oued Koriche à Bouzaréah est en cours de réalisation. Et huit autres sont inscrits en étude (deux à Constantine, Béjaïa, Jijel, El Tarf, Médéa, Oran et Béni Saf).
Pour ce qui est du transport urbain toujours, de nouvelles infrastructures d’accueil ont été réalisées, à l’image des gares routières de Naama, Sidi Bel Abbès, Bouira, Relizane et Djelfa. Ou encore Annaba, Tindouf, Saïda, Aïn Témouchent et Médéa. Quant au transport ferroviaire long courrier, il est à noter la réouverture de lignes reliant le nord au sud du pays, comme Oran-Béchar (700 km), Biskra-Batna-Constantine (240 km). S’agissant du réseau routier, 91% du tracé de l’autoroute Est-Ouest touche à sa fin, de Tlemcen à Constantine. Une grande partie est ouverte à la circulation. Les autres sont en voie d’achèvement.
Le transport aérien a également connu un bond en avant avec la réalisation de trois aérogares (Jijel, Tlemcen et Djanet). Sept autres sont en cours de réalisation à Annaba, Constantine, Biskra, In Guezzam, El Menéa, Oran et Bordj Badji-Mokhtar. La flotte aérienne de la compagnie Air Algérie se renforcera avec onze aéronefs. Quant à Tassili Airlines, elle en réceptionnera quatre autres. Avec ces projets réceptionnés, ou en cours de réception, le citoyen aura le luxe de choisir son moyen de transport. Mais avant, il est impératif de garantir une bonne exploitation de ces moyens. La ponctualité, la sécurité et le confort sont de mise. En espérant que l’Algérien daignera se défaire de son véhicule privé tant « chéri ».
[via] Samir Azzoug, latribune-online.com