Contrairement aux allégations et accusations des égyptiens
Le Soudan a parfaitement maîtrisé l’organisation de la rencontre de Khartoum
Les autorités soudanaises et les dirigeants de la Fédération du Soudan se sont bien acquittés de la mission que leur a confiée la FIFA, à savoir organiser le match de barrage Egypte-Algérie qualificatif à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
Le président Omar El Béchir s’est personnellement impliqué, nous a-t-on précisé à Khartoum. Il a reçu, au siège de la présidence, les responsables algériens et égyptiens de la jeunesse et des sports, Hachemi Djiar (Algérie) et Hassan Sakr (Egypte), ainsi que les présidents des deux fédérations, Mohamed Raouraoua (Algérie) et Samir Zaher (Egypte) en présence des journalistes locaux, algériens, égyptiens et même européens dépêchés à Khartoum pour couvrir la rencontre.
Le Soudan a mobilisé plus de 15 000 policiers et militaires pour encadrer ses hôtes. Pari réussi sur tous les plans. Contrairement aux allégations égyptiennes, le Soudan a parfaitement maîtrisé l’événement. Il n’y a pas eu d’incidents majeurs à signaler. Le comportement et la conduite des supporters algériens sur place ont été irréprochables, n’en déplaise aux mauvais perdants qui cherchent coûte que coûte à ternir l’image de l’Algérie, réduire la portée (sportive) de la victoire des Verts et discréditer les Soudanais pour justifier une défaite (sportive). Pour rappel, la veille de la rencontre, mardi, la réunion technique qui précède le match s’est tenue au siège de la Fédération soudanaise et a duré plus de quatre heures. Habituellement, cette formalité administrative est expédiée en un petit quart d’heure. Il s’agissait d’un rappel, aux équipes et aux officiels, des modalités d’organisation de la rencontre (heure de départ des équipes de leur hôtel, escorte, itinéraire, heure d’arrivée au stade, début et durée de l’échauffement sur le terrain principal…).
Mardi, les dirigeants algériens, égyptiens et les officiels (arbitres et délégués de la FIFA) sont restés cloîtrés dans le bureau durant plus de quatre heures. Interrogé sur place sur les raisons de la prolongation de la réunion, un dirigeant algérien nous a répondu : « Le chapitre sécurité a pris beaucoup de temps. Les officiels de la FIFA et les responsables de la sécurité soudanais ont rassuré les deux équipes. » « Toutes les dispositions ont été prises », leur a dit un officier soudanais.Les abords des deux hôtels où logeaient les deux sélections – Bordj pour l’Algérie et Hilton pour l’Egypte – étaient totalement bouclés la veille et le jour du match. L’accès à l’hôtel était strictement contrôlé. Le déplacement des deux équipes sur le trajet qui sépare leur hôtel du stade s’est parfaitement déroulé et aucun incident n’a été signalé. Les Soudanais ont réussi la gageure de bien organiser le match de barrage, alors qu’ils n’ont pas l’habitude de faire face à pareille situation.
Nul doute qu’après les rapports de ses officiels, la FIFA adressera, dans les prochains jours, un message de félicitations aux autorités et à la Fédération soudanaise. En voulant mettre en cause le Soudan dans des incidents qui n’existent que dans leur imagination, les Egyptiens se drapent de ridicule. Leur fuite en avant s’arrêtera avec la prise de conscience de leurs citoyens, lorsque ces derniers évacueront la déception et feront le bilan technique du match que l’Algérie a remporté fort logiquement, comme l’ont souligné les journalistes étrangers qui ont assisté au match de Khartoum.
[ via l’article d’origine ]
de Yazid Ouahib, elwatan.com
publié, le 21 Novembre 2009
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