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Le risque migratoire, principale cause des refus de visas pour la France:

Selon le consul général de France à Alger

Les dispositions prises depuis un an par le Consulat général de France à Alger « ont donné des résultats » en termes de délivrance de visas aux Algériens, a affirmé ce mercredi 7 décembre le consul général, Michel Dejaegher.

Selon les chiffres qu’il a communiqués lors d’une conférence de presse, sur les dix premiers mois de 2011, le taux de refus est tombé à 21,77 %, contre 27,84 % en 2010. Cela signifie que sur cette période, 73 000 visas ont été délivrés à Alger, 24 000 à Annaba et 23 300 à Oran. A titre de comparaison, en 2010, 61 314 visas avaient été délivrés à Alger durant les dix premiers mois de l’année. « Cela veut dire une augmentation de 19 % du nombre de visas délivrés », s’est félicité le Consul.

Parmi les visas de court‑séjour, 38,56 % sont des visas de circulation, c’est‑à‑dire avec entrées multiples et valables au moins un an, a ajouté le Consul. Par ailleurs, le Consulat d’Alger a délivré 3 567 visas d’études sur les dix premiers mois de l’année, en baisse par rapport à 2010 avec 3 823 visas délivrés. Les refus de visas s’expliquent essentiellement par « le risque migratoire », c’est‑à‑dire le risque que la personne utilise un visa de court‑séjour pour rester en France illégalement. « C’est la cause principale », a expliqué le Consul. La deuxième raison est le manque de justification de ressources suffisantes données par le demandeur pour financer son séjour en France, a‑t‑il ajouté.

Depuis 2010, la France a mis en place de nouvelles dispositions dans le fonctionnement du Consulat. Ainsi, depuis le 5 avril 2011, le Consulat doit communiquer aux demandeurs le motif de refus de visas. Et depuis le 1er octobre dernier, la biométrie a été introduite au sein de Visa France, la société à laquelle la collecte des demandes de visas a été externalisée. Pour respecter la consigne européenne de constitution du dossier dit VIS, les empreintes digitales et une photo numérique sont désormais prises lorsque les demandeurs déposent leur dossier. Cette procédure a sensiblement rallongé le temps de dépôt des dossiers, de « 6 minutes par demandeur », a précisé le Consul. « En ce moment, il y a un délai de 10 jours entre la prise de rendez‑vous et le jour du rendez‑vous », a‑t‑il admis, « mais nous rattrapons ce retard petit à petit », a‑t‑il indiqué. Depuis le 1er octobre également, un demandeur qui déciderait au cours du rendez‑vous de ne pas déposer son dossier, voit les frais (6 000 DA) remboursés.

De plus, le Consul a indiqué que plusieurs mesures ont été prises pour faciliter la délivrance des visas. D’abord le site internet du Consulat et celui de Visa France ont été développés « pour mieux informer les demandeurs ». Enfin, les listes de pièces justificatives à fournir ont été réduites pour plusieurs catégories de personnes : les conjoints de Français, les commerçants et chefs d’entreprise, les professions libérales et les journalistes. Le cas des universitaires est en ce moment à l’étude, a précisé le Consul. Face à ces statistiques encourageantes de l’activité du consulat d’Alger, le Consul général a constaté que la réciprocité n’était pas totalement appliquée par l’Algérie à l’égard des Français demandeurs de visas. « Les informations qui me remontent, c’est que les Français ont des difficultés à obtenir des visas de long séjour. Il y a peu de visas de circulation délivrés », a regretté le Consul.

[via]  Hakim Arous, tsa-algerie.com

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