L’AÏd, visites familiales :
Un rituel qui résiste au développement des techniques de communication

Malgrè l’utilisation effrénée des nouvelles technologies de communication (téléphone, SMS, Internet) pour présenter ses vœux de fête, les visites familiales n’ont pas été complètement détrônées.
Elles restent même un rituel incontournable durant ces fêtes religieuses pour maintenir le lien familial, soubassement de nos traditions et coutumes ancestrales.
Ainsi, cette fête est l’occasion pour les Algériens d’effectuer un grand retour aux sources. Durant les deux jours de la fête, hommes, femmes et enfants dans un va-et-vient incessant, font le tour de la famille la plus proche. Grands-parents, tantes paternelles ou maternelles et oncles reçoivent les plus jeunes. Et rien ne peut stopper ce ballet de visites. Même les non véhiculés n’hésitent pas à se déplacer à pied, car l’important est d’aller à la rencontre de ses proches et leur souhaiter de vive voix les vœux de bonheur et de prospérité. Tradition oblige, la famille doit être au grand complet.
Parents, enfants et petits-enfants, tous se réunissent autour de la même table garnie d’une panoplie de gâteaux spécialement préparés pour l’occasion. Hommes, enfants portant leurs plus beaux vêtements parfois accompagnés de la maman, une assiette de gâteaux entre les mains, traversent des kilomètres entiers sans rechigner.
Au niveau des stations de bus ou de taxis, des familles entières attendent patiemment. « On ne peut songer célébrer une fête religieuse sans aller chez la famille. C’est même un devoir pour nous les plus jeunes de rendre visite à nos aînés» témoigne un quinquagénaire. « Certes, je me déplace moins durant les autres jours de l’année sauf en cas d’événement exceptionnel, mais le jour de l’Aïd reste sacré et la visite est un signe de respect et de considération que l’on porte aux membres de la famille », avoue un autre homme.
❑ Les visites familiales restent un devoir à accomplir et une occasion pour se rassembler.
❑ Car rien ne peut remplacer la famille qui reste sacrée. C’est même un attachement aux liens familiaux et à la religion.
[Via] Souhila H., horizons-dz.com – Photo : Fouad S.