Plan stratégique de la sélection nationale pour le Mondial 2011 de handball
Ces détails qui font la différence…
Une victoire, une qualification ça ne se revendique pas. Ça se mérite. Et forcément, l’équipe d’Algérie a, bien entendu, sa manière particulière de s’imposer, laquelle n’a certainement pas fait l’unanimité, et le mérite, au-delà duquel elle est et serait toujours en mesure de forcer la décision, voire faire la différence.
A travers le parcours auquel elle ne cesse de donner un sens, toujours selon les moyens mis à sa disposition, elle a de toute évidence fait un choix et elle ne peut que suivre son cheminement. C’est-à-dire progresser étape par étape jusqu’au sacre final. Le fait est toujours bien là, l’équipe continue à forcer le respect. Au fait, qu’est-ce qui rend cette équipe algérienne aussi douée ? L’idée qu’elle donne à chacune de ses sorties internationales et qu’elle continue encore de laisser entrevoir, celle que l’on peut dégager à chaque fois qu’on voit les joueurs s’exprimer dans une salle, concerne des individualités et un collectif qui n’ont jamais été dotés de moyens adéquats. De quoi aurait-elle encore besoin pour boucler ce qui lui reste encore à faire afin d’assurer une bonne recette en Suède? Des moyens à la hauteur des espérances, car pour planter son étendard parmi les ténors de la petite balle ronde, il faut d’autres plans de réflexion.
Quelques jours donc après le retour de la sélection nationale masculine de handball du Caire, Salah Bouchekriou a décliné sa feuille de route, consignée dans ce qu’il appelle « le Plan stratégique de la sélection nationale pour le Mondial de Stockholm, Suède ». Dans ce document, l’ancien international de l’OCA articule la réflexion sur les points qu’il estime prioritaires, comme la mise en place de la sélection nationale, avec ses objectifs généraux, stratégiques, opérationnels et son plan d’action, l’accroissement de la participation de tous les acteurs du handball, le renfort de l’équipe, les dates et lieux des stages, le choix des sparring-partners qui ne peut s’effectuer qu’après le tirage au sort des poules, l’établissement de partenariats, la revue à la hausse des primes des joueurs, la solidarité autour de l’équipe nationale et la communication.
A terme, l’ex-coach de l’OC Alger est persuadé que « seul un vrai travail d’équipe, s’appuyant sur la méthode, nous permettra de faire des choses extraordinaires ». En sa qualité de sélectionneur national, il a décliné son plan stratégique pour le Mondial suédois de 2011 qui reposera sur deux phases importantes. Il a fait comprendre que les Algériens n’entendent plus faire de la figuration, encore moins dans le Mondial, alors que 2011 c’est déjà demain. Face à un environnement changeant, notamment les avancées technologiques très rapides, le coach des Fennecs reconnaît qu’il « est difficile de prédire l’avenir avec exactitude ». « C’est pourquoi, ajoute-t-il, nos orientations stratégiques nous aideront à garantir la cohérence des objectifs et des actions face aux incertitudes inévitables ». Fort des résultats de l’analyse de la situation de la sélection et de l’expérience tirée de la participation à la 19e CAN du Caire, il a proposé des grandes orientations en tenant compte de notre « système sportif qui est largement tributaire de notre système politique ». Dans sa stratégie, l’aspect sur lequel il est le plus attendu est la constitution d’une véritable sélection nationale revue et renforcée par des éléments nouveaux, capables de relancer le handball algérien et de se faire une place parmi les ténors de la petite balle ronde. Pour y parvenir, il se montre plus précis, notamment dans les objectifs stratégiques, c’est-à-dire les résultats. Ainsi définit-il les points qui lui semblent essentiels avec notamment la participation du ministère de tutelle. Alors…
[ via l’article d’origine ]
A. Bounaceur, latribune-online.com
publié, le 24 Février 2010