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Egypte-Algérie sous tension : les supporters déferlent

Qualification au Mondial 2010 Des milliers d’Egyptiens et d’Algériens affluent à Khartoum, la capitale soudanaise, pour assister au match décisif entre les deux pays arabes. Sur fond de vive tension ravivée par une nouvelle polémique. Quant à la France, elle tentera d’arracher son ticket face à l’Irlande.

© AFP

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La pression est remontée d’un cran avec les propos tenus par le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, qui a accusé son homologue égyptien Samir Zaher d’être « derrière » les violences survenues en marge du match de samedi. M. Zaher « est à l’origine » de l’agression des joueurs algériens en Egypte la semaine dernière, a dénoncé M. Raouraoua.

A son arrivée au Caire le 12 novembre, la sélection algérienne avait vu son bus « caillassé » et trois joueurs avaient été blessés.

Deux jours plus tard, l’Egypte avait battu l’Algérie 2 à 0, arrachant in extremis un match d’appui dont seul le vainqueur participera aux Mondial en Afrique du Sud.

A l’issue d’une réception organisée par le président soudanais Omar el-Béchir à la veille de ce match décisif, M. Raouraoua a refusé de serrer la main de son homologue, selon un journaliste de l’AFP sur place.

« Je refuse de serrer la main de quelqu’un qui est à l’origine de tout ce qui est arrivé au Caire parce que c’est lui qui a (…) demandé à ses supporteurs de faire trembler la terre sous les pieds de la délégation algérienne », a-t-il expliqué.

Pendant ce temps, un vent venu d’Algérie soufflait dans les rues de Khartoum. Le drapeau vert et blanc serti d’un croissant et d’une étoile rouge coiffait plusieurs automobiles et « touq-touq » — rickshaws motorisés — de la capitale, alors que les supporteurs arrivaient en masse à l’aéroport.

« J’ai tout laissé et je suis venu ici », a déclaré Adel.

« Il y a des supporteurs qui sont venus avec absolument rien. (…) Ils ont entendu la nouvelle qu’il y avait des vols, ils se sont dirigés vers l’aéroport pour venir au Soudan. Il y avait des gens qui sont venus en tong », a relaté Ifticen Ahmed, un journaliste algérien.

66 avions
Des centaines de personnes faisaient la queue devant les ambassades des deux pays qui distribuaient des drapeaux et des billets gratuits pour le match.

« Nous attendons 48 avions d’Algérie et 18 d’Egypte », a déclaré Abdel Rahman al-Khidr, gouverneur de l’Etat de Khartoum, soulignant que 2000 supporteurs égyptiens devaient aussi faire le trajet en bus. En outre, des milliers d’Egyptiens travaillent à Khartoum et n’auront pas à voyager.

Les hôtels affichaient complet dans la capitale soudanaise, qui n’a pas accueilli un tel pèlerinage « footbalistique » depuis la Coupe d’Afrique des Nations 1970. Les autorités ont ainsi mis à la disposition des supporteurs deux sites pour dormir, un pour chaque camp, distants de plusieurs kilomètres.

Elles veulent séparer le plus possible les supporteurs afin d’éviter une nouvelle série de violences.

Outre le « caillassage » du bus de la sélection algérienne, des supporteurs algériens avaient été blessés après le match du Caire.

Le lendemain, des agences commerciales d’entreprises égyptiennes avaient été visées en Algérie.

« La sécurité est déployée partout », notait Mustafa, un Egyptien d’une vingtaine d’années arrivé lundi à Khartoum.

Quelque 15.000 policiers sont prêts à intervenir en cas de débordements, a assuré le gouverneur de Khartoum.

Le stade al-Merreikh d’Omdurman, ville jumelle de Khartoum, a une capacité de 41.000 places, mais pour des raisons de sécurité, les autorités limiteront à 35.000 le nombre de spectateurs.

[ via l’article d’origine ]
de la Rédaction en ligne, (afp) – lesoir.be
publié, le 18 Novembre 2009

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