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Cadre macroéconomique, selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci

Tous les voyants au vert

Bien que la conjoncture actuelle diffère et ait quelque peu changé depuis la fin 2010 (crise aux USA et dans la zone euro), le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksaci, a dressé, jeudi dernier, un tableau exhaustif de la situation macroéconomique du pays.

Tout en mettant en relief des « performances financières appréciables en 2010 », M. Laksaci fera toute la lumière sur les réserves de change qui ont atteint, à fin 2010, 162,22 milliards de dollars, (avoirs en DTS compris).

La balance des paiements extérieurs courants a également enregistré un excédent appréciable de 12,6 milliards de dollars en 2010, soit 7,5% du PIB. Elle est « adossée au redressement soutenu du prix du baril du pétrole (80,15 dollars contre 62,26 en 2009) et corrélativement à la forte augmentation des recettes d’exportation des hydrocarbures (+26,4%) », signale le gouverneur de la BA.

Ainsi, après l’argentier du pays, Karim Djoudi, qui s’est prononcé sur la question, le gouverneur de la BA fournira un peu plus de détails. « Environ 98% de ces placements, répartis entre les Etats-Unis et l’Europe, sont effectués en portefeuille de titres souverains (valeurs d’Etat) que l’Algérie avait achetés entre les années 2004 et 2007, lorsque les taux d’intérêt mondiaux étaient relativement élevés », dira-t-il. « Ces titres, ajoute M. Laksaci, sont soumis à un taux d’intérêt moyen fixe de 3% en 2010, un rendement légèrement inférieur à celui de 2009 et 2008 ».

Quant à la gestion de ce matelas financier, en cette période de crise aux Etats-Unis, le gouverneur de la BA estime que la politique menée par la Banque d’Algérie « a prouvé son efficacité ». Si les dépôts sont effectués auprès des banques centrales et des institutions financières supranationales depuis 2000, les portefeuilles en titres « sont investis dans des institutions qui bénéficient de la meilleure notation et donc les moins risqués », assure Laksaci pour qui les investissements effectués par la BA sur ces placements continuent de générer des rendements relativement élevés, (3% en 2010 et supérieurs à 3% en 2008 et 2009). En valeur, Laksaci a indiqué que ces placements ont rapporté 4,60 mds de dollars en 2010, 4,74 mds de dollars en 2009, 5,13 mds de dollars en 2008, 3,81 mds de dollars en 2007 et 2,42 mds de dollar en 2006.

Pour Laksaci, ce niveau des réserves de change constitue « un rempart contre d’éventuels chocs externes ». Cette stabilité repose donc sur une gestion prudente de ces réserves officielles tout en prenant en compte la minimisation des risques, le maintien d’un niveau élevé de liquidités et l’optimisation du rendement. M. Laksaci a tenu au passage à clarifier certains concepts. « Il ne faut surtout pas confondre excès de réserves de change et excès de richesse », affirme-t-il.

Le premier représente l’épargne publique alors que la richesse économique provient de l’investissement, d’où recommande-t-il la diversification de l’économie du pays.D’ailleurs, sur ce chapitre, l’analyse de la BA fait état d’une reprise de la croissance qui s’est confirmée en 2010, tirée par la demande intérieure. Elle est de 3,3% au moment où le secteur des hydrocarbures enregistre une croissance négative.

Hormis ce dernier secteur, tous les autres ont connu une croissance positive : industrie 0,9% contre 5% en 2009, agriculture 6%, contre 20% en 2009. Les services marchands (commerce, transport, BTP) ont également contribué à la progression du PIB hors hydrocarbures. Enfin, le gouverneur de la BA a indiqué que l’intervention de la Banque d’Algérie sur le marché interbancaire des changes a permis de maintenir l’appréciation du taux de change effectif réel du dinar à 2,64% en moyenne annuelle et ce en dépit de la volatilité accrue des cours de change des principales devises et de la faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures.

[Via] Smaïl Boughazi, latribune-online.com – Photo : M. Hacène

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