Tout savoir sur le GPS, son futur et ses applications
L’université de technologie de Belfort-Montbéliard vient de publier un livre sur le GPS, ses successeurs et ses innombrables perspectives.

« Tournez à droite. Continuez sur 500 mètres. Vous êtes arrivé à destination. » La petite voix, mi-femme, mi-robot, du GPS guide chaque jour des millions d’automobilistes jusqu’à leur destination.
La plupart d’entre eux sont loin de s’imaginer que derrière cet outil, désormais banal, se cache un petit cerveau électronique qui reçoit et compile des informations envoyées par quatre satellites gravitant à plus de 20 000 km d’altitude. Pour expliquer cette technologie au grand public, des chercheurs de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) ont décidé de lui consacrer un livre.
Ils ont demandé des éclairages à 22 spécialistes issus de toutes les disciplines, de l’aérospatiale au droit, et ont tiré un ouvrage de quelque 400 pages abordant le fonctionnement du système GPS, mais aussi les futures techniques et les nombreux projets d’application. Cette épopée technologique débute il y a environ 40 ans, lorsque l’armée américaine entreprend de lancer une constellation d’une trentaine de satellites destinés à permettre à ses troupes de se repérer tout autour du globe. Mise à la disposition du grand public, cette flotte n’est dans un premier temps utilisée que par des professionnels, comme les topographes ou les navigateurs. Il faudra attendre encore une décennie pour que les signaux soient associés aux méthodes de cartographie modernes et que les coordonnées géographiques chiffrées, plutôt abstraites, prennent la forme de cartes à la portée des profanes.
De la sécurité au loisir
Depuis sa démocratisation, il y a environ cinq ans, cet outil a envahi les voitures, ainsi que de nombreux domaines moins connus. Dans l’Aire urbaine, il est ainsi utilisé pour suivre en temps réel les allers et venues des voitures de police, fluidifier le trafic des bus Optymo, connaître les trajets des camions poubelles du pays de Montbéliard… Et ce n’est qu’un début.
Dans son laboratoire de rattachement de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), le scientifique senior Pierre-Yves Gilliéron développe par exemple tout ce qui concerne la « navigation pédestre »… Il ne sera bientôt plus possible de s’égarer en randonnée.
Au laboratoire Systèmes et transports de l’UTBM, le chercheur Maxime Wack dirige un projet européen destiné à ajouter à la localisation des informations pertinentes. Parkings complets, embouteillages… D’autres membres du SeT travaillent sur des applications liées à la sécurité, elles aussi innombrables, de l’appel d’urgence au suivi des convois sensibles.
Contrairement à ce que l’on imagine parfois, toutes les questions liées au géopositionnement en tant que tel n’ont pas été résolues.
Les chercheurs doivent encore améliorer sa précision (lire ci-contre), améliorer la couverture dans certaines zones ou encore l’établir des garde-fous juridique et éthique. Le GPS ne risque-t-il pas de se transformer en Big brother ? Réponse dans « Géopositionnement et mobilités ».
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Par François Torelli
lalsace.fr, publié le 10 Septembre 2009