Les œuvres sociales de l’Education en Algérie :
Un référendum pour l’élection des commissions chargées de leur gestion

Le conflit autour de la gestion des œuvres sociales dans le secteur de l’Education nationale tend vers le dénouement. Un dénouement favorable ou contraignant, c’est selon. L’essentiel est que le problème sera réglé par voie de référendum, de manière démocratique, en respectant les avis de tous les travailleurs du secteur.
En effet, comme convenu, la commission mixte regroupant les syndicats et le ministère de l’Education nationale s’est réunie, jeudi à Alger, et est arrivée enfin à un accord pour l’élection des commissions chargées de la gestion des œuvres sociales. La mouture finale de la circulaire portant sur le mode d’élection est fin prête, indiquent des membres de la commission. Elle devrait être signée demain.
Contacté par téléphone, le président du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique ( CNAPEST ), Nouar Larbi, rappelle qu’il y avait divergence entre les syndicats et le ministère sur cette question. Certains optaient pour des commissions au niveau des établissements scolaires et d’autres préféraient des commissions de wilaya et une nationale.
La circulaire recommande un référendum qui rassemblera les deux propositions. Il s’agit de voter pour ou contre la désignation de délégués au niveau des établissements scolaires pour les représenter au niveau des commissions nationale et de wilaya. Un délégué par établissement.
❏ Si la réponse, après dépouillement des bulletins, est « pour » les délégués, la gestion sera confiée aux commissions élues au niveau des wilayas et au niveau national.
❏ Si elle est « contre » les délégués, la gestion des œuvres sociales sera confiée aux commissions des établissements pédagogiques.
Les élections commenceront vers la fin de la première semaine du mois de décembre.
Pour rappel, le fonds des œuvres sociales de l’Education nationale avoisine les 20 milliards de dinars. Il est gelé depuis près de deux ans. Si d’ici à la fin décembre la question n’est pas réglée définitivement, tout cet argent sera repris par l’Etat pour le remettre à d’autres secteurs et d’autres activités, selon la loi.
C’est pourquoi le ministère de l’Education nationale semble pressé de mettre les choses à leur place.
➔ L’autre contrainte, c’est qu’il s’est engagé à cela, il y a plusieurs mois. Un engagement qu’il doit respecter pour éviter le courroux des concernés et, partant, les grèves à répétition qui perturbent sérieusement la scolarité des enfants.
[via] Karima Mokrani, latribune-online.com
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